Après deux nuits d’incarcération, le journaliste français Raphaël Boukandoura a été libéré, mercredi 21 janvier, en fin de journée, par les autorités turques. Interpellé lundi dans le quartier de Sancaktepe alors qu’il couvrait une manifestation du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (DEM, prokurde) contre l’offensive de Damas dans le nord-est de la Syrie, il risquait une expulsion pour avoir, selon la police, scandé des slogans en kurde. Il avait été transféré, mardi, dans le centre de rétention d’Arnavutköy, situé à deux kilomètres de l’aéroport d’Istanbul.
Dans la nuit de lundi à mardi, lors de sa courte déposition, Raphaël Boukandoura avait déclaré en garde à vue qu’il avait respecté les directives de la police surveillant la manifestation, qu’il n’avait pas pris part au rassemblement et n’avait « scandé aucun slogan ». Le compte rendu de sa déposition indique qu’il s’est identifié « dès le début » comme journaliste auprès des forces de l’ordre et a « présenté sa carte de presse aux policiers ». Son avocate, Emine Özhasar, présente lors de l’interrogatoire, y précise que son « client a été détenu pendant cinq heures menotté dans le dos ».
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