C’est une première « historique » qui a suscité un enthousiasme appuyé au sommet de l’Etat, au prix d’une imprécision. « Les autorités judiciaires émiriennes m’ont annoncé la saisie de 82 appartements dans le cadre d’un important dossier de narcotrafic lié à Marseille », déclarait ainsi, le 28 novembre 2025, le ministre de la justice français, Gérald Darmanin, dans la foulée d’un déplacement aux Emirats arabes unis, onze jours plus tôt. Le 22 décembre, le ministre se rendait de nouveau dans le Golfe, avec en ligne de mire la poursuite du « travail pour accélérer [les] enquêtes, ainsi que les extraditions et saisies de patrimoine contre les trafiquants de stupéfiants installés à Dubaï ».
Selon les informations du Monde, corroborées par des recoupements dans les registres immobiliers de Dubaï et les données du projet « Dubai Unlocked », une série d’appartements a été comptabilisée à plusieurs reprises, et le gel ordonné par les autorités émiraties concerne en réalité 33 biens uniques – 30 appartements, deux villas et un terrain. Sollicité, M. Darmanin n’a pas donné suite à nos demandes.
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