Donald Trump n’était pas là. Pas encore. Mais ses saillies, ses colères et ses obsessions hantaient déjà, mardi 20 janvier, le Forum économique de Davos, petite ville suisse où se retrouvent chaque année les représentants des plus grandes entreprises de la planète et des dirigeants du monde entier. Le rendez-vous alpin aurait pu permettre de souder les rangs des alliés de Kiev, près de quatre ans après le début de l’invasion russe à grande échelle. C’est en réalité une confrontation de plus en plus explicite entre Washington et ses partenaires occidentaux qui a accaparé les discussions.
Nous entrons dans « un monde sans loi où le droit international est bafoué », a attaqué Emmanuel Macron, mardi à la tribune, appelant à refuser la « loi du plus fort », en dénonçant une « dérive vers l’autocratie et davantage de violence », un monde où « les conflits sont devenus la norme ». Le nom de Donald Trump, attendu mercredi au forum, n’est jamais cité dans son discours. Mais la cible est évidente.
Le locataire de la Maison Blanche prétend s’emparer du Groenland, territoire danois autonome, riche en minerais et en hydrocarbures. Lui faudra-t-il acheter cette île dont il revendique la propriété au nom de la sécurité des Etats-Unis ? Lancer une guerre commerciale pour faire plier ses contradicteurs européens ? Déclencher une intervention militaire aux relents impérialistes ? Tout semble envisageable. Donald Trump ne craint plus d’attaquer une Europe qu’il méprise, au risque de faire vaciller l’alliance transatlantique et quatre-vingts ans d’histoire.
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