Au milieu des pick-up sud-coréens dernier cri stationnés le long du centre technique de l’usine de Blois (Loir-et-Cher), un fourgon utilitaire et un minibus, capots et portes latérales ouverts, s’exposent malgré la pluie. Ces véhicules a priori comme les autres sont des prototypes. Dans l’attente d’une homologation grand public, ils symbolisent le pari industriel relevé avec l’hydrogène combustible par l’équipementier automobile Phinia.
Pour exister sur le marché des carburants alternatifs, le leader mondial de l’injecteur diesel installé en Loir-et-Cher a misé, à grand renfort d’investissements en recherche et développement, sur le « rétrofit » d’une motorisation thermique classique, convertie en moteur à combustion hydrogène destiné aux véhicules utilitaires légers. Phinia a ainsi mis au point une technologie à partir d’un moteur diesel, faisant évoluer réservoir et injecteurs, remplacés par des clones à hydrogène basse pression. A l’arrière de la cabine de ce véhicule de 3,5 tonnes, une quinzaine de kilos de gaz sont embarqués.
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