- Le mois de novembre correspond au mois de sensibilisation à la santé masculine et notamment au cancer de la prostate.
- Si le fait de se lever la nuit pour aller aux toilettes devient commun avec l’âge, cela ne fait généralement pas partie des symptômes.
- Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », le docteur Jean-Marc Sène explique quand s’inquiéter.
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Bonjour ! La Matinale TF1
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À partir d’un certain âge, il est commun de devoir se lever durant la nuit pour aller aux toilettes. « Il faut penser à la prostate, mais pas obligatoirement au pire »
, souligne le Dr Jean-Marc Sène dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce mercredi 4 novembre. Pour expliquer le rôle de la prostate dans le besoin d’uriner, le médecin généraliste compare l’urètre à une paille tenue dans sa main. « Avec le temps, la prostate a tendance à grossir et à serrer l’urètre »
, explique-t-il, précisant que sa main représente la prostate.
Se lever pour aller aux toilettes la nuit : une pathologie commune et bénigne
La prostate, qui fait la taille d’une châtaigne, peut donc grossir avec le temps. Cette glande étant située autour de l’urètre, elle va alors venir resserrer le canal. « Cela peut donc entraîner des gênes urinaires et l’urine peut avoir du mal à s’évacuer »
, détaille le généraliste. Cette condition s’appelle l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Comme son nom l’indique, cette maladie n’est donc pas dangereuse, bien qu’elle puisse générer de l’inconfort. « Cela ne se transforme pas en cancer »
, note l’expert santé, précisant que 50 % des personnes de plus de 60 ans souffrent de cette pathologie. Elle peut se soigner à l’aide de médicaments, voire d’une chirurgie. « On doit s’inquiéter uniquement si on a du mal à aller uriner, de la fièvre, des brûlures urinaires… »
, ajoute-t-il.
Cancer de la prostate : quand faut-il s’inquiéter ?
Contrairement à l’hypertrophie bénigne de la prostate, le cancer est difficilement détectable. Se lever la nuit pour aller aux toilettes ne fait donc généralement pas partie des symptômes. « Il ne fait pas de bruit car il se situe sur le côté de la prostate et n’a aucun impact sur l’écoulement urinaire »
, assure Jean-Marc Sène.
La seule solution pour pouvoir le contrôler demeure le dépistage, à partir de l’âge de 50 ans. « Il faut aller chez le médecin afin de faire une prise de sang et un examen clinique »
, recommande le docteur qui rappelle qu’il s’agit du cancer le plus répandu chez l’homme. En cas d’antécédents familiaux, il est recommandé d’aller se faire dépister dès l’âge de 45 ans.

