- L’autorité de protection des données (Cnil) annonce jeudi 29 octobre avoir sanctionné deux sociétés du groupe Fnac Darty pour des manquements concernant la vie privée des usagers.
- Une amende de 7 millions d’euros a été décidée.
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Fnac Darty épinglée par la Cnil. Dans un communiqué publié jeudi 29 octobre, l’autorité de la protection des données reproche à deux sociétés du groupe d’avoir utilisé des traceurs, aussi appelés « cookies », sur l’application mobile de la Fnac, sans demander le consentement des utilisateurs. Ils permettaient de collecter « notamment leur historique de navigation afin de leur afficher des recommandations de produits et d’entraîner son algorithme de recommandations »
, précise le régulateur.
Conséquence directe, la holding du groupe a écopé d’une amende de 6 millions d’euros, et une de ses filiales, Fnac Direct, principalement chargée d’exploiter le site de la Fnac et son application mobile, d’une amende d’un million d’euros. Ce montant est justifié « par la méconnaissance, par les sociétés, du choix exprimé par l’utilisateur de ne pas consentir au suivi de sa navigation dans l’application mobile, ainsi que par le fait que cette application est utilisée par un grand nombre de personnes »
, assure la Cnil. Une injonction à se mettre en conformité avec la loi dans un délai d’un mois, et une astreinte de 10.000 euros par jour de retard, ont également été décidées.
De son côté, la Fnac, sollicitée par l’AFP, « conteste l’analyse juridique sur le fond »
et se réserve « le droit d’exercer les recours à (sa) disposition pour contester cette décision »
. La firme évoque « une divergence d’interprétation des modalités d’application de l’article 82 de la loi Informatique et Libertés concernant certaines fonctionnalités de recommandation de produits dans l’application mobile Fnac »
. Ces mêmes fonctionnalités « participaient au service de conseil et de recommandation proposé à nos clients, dans le prolongement du rôle historique de prescription de la Fnac, et ne relevaient pas de la publicité ciblée »
, assure-t-elle. Ainsi, la société rejette « la qualification de négligence et la gravité retenues, alors même (qu’elle fait) évoluer (ses) dispositifs afin de tenir compte des attentes exprimées par la Cnil »
.
Les « cookies », essentiels au secteur de la publicité en ligne et intégrés au modèle économique de nombreuses plateformes, font l’objet depuis plusieurs années d’un contrôle renforcé mené par les autorités françaises, et en premier lieu la Cnil.

