- Les ministres de l’Éducation nationale Édouard Geffray et de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste tiendront une conférence de presse ce lundi en fin d’après-midi.
- Juste auparavant, ils auront reçu les organisations lycéennes et étudiantes avec le Premier ministre Sébastien Lecornu.
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Les ministres de l’Éducation nationale Édouard Geffray et de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste tiendront ce lundi 26 octobre en fin d’après-midi une conférence de presse après avoir reçu les organisations lycéennes et étudiantes avec Sébastien Lecornu, a annoncé Matignon dimanche.
Les deux ministres devraient y détailler les annonces effectuées auparavant à ces organisations, selon Matignon, plus d’un mois après le début d’une mobilisation pour réclamer notamment la fin de Parcoursup, des moyens supplémentaires et davantage de places à l’université.
Un gouvernement « enclin à satisfaire les revendications » lycéennes ?
« On espère que le Premier ministre saura satisfaire nos demandes, comme l’abrogation de Parcoursup, une réforme des rythmes scolaires et des places à l’université »
, a indiqué à l’AFP Louis Létoublon, vice-président de Les Lycéens!. « Le gouvernement semble enclin à satisfaire nos revendications. Il faut qu’on poursuive la mobilisation pour extraire de cette brèche le plus de choses possible pour les lycéennes et les lycéens »
, a-t-il ajouté. Nathanaël Combary, de Renouveau lycéen, espère des « annonces concrètes sur Parcoursup, l’ouverture de places (à l’université), le manque de profs »
, a-t-il insisté auprès de l’AFP.
Vendredi, l’entourage d’Emmanuel Macron avait indiqué que le gouvernement « prendrait des engagements dès lundi »
après la réception des acteurs de l’éducation par Sébastien Lecornu.
Minute par minute
PARCOURSUP
Supprimer Parcoursup « n’est pas la solution magique », ont mis en garde hier les présidents d’université, estimant qu’il ne faut « pas confondre l’outil et la politique délibérée de réduction des moyens » qui « a créé de fortes tensions pour l’entrée dans l’enseignement supérieur ».
Depuis le début du mouvement lycéen, des élèves et étudiants mobilisés réclament notamment cette abrogation, une revendication plusieurs fois écartée par le gouvernement, même si Emmanuel Macron a reconnu vendredi auprès de lycéens reçus à l’Élysée le « besoin d’une refonte en profondeur » de cette plateforme d’orientation.
Parcoursup, créé en 2018, a depuis « bénéficié d’améliorations successives », souligne dans un communiqué France Universités, qui regroupe 117 directions d’établissements de l’enseignement supérieur public, dont les présidents de quelque 70 universités. La question devrait être au cœur des discussions cet après-midi.
JOURNÉE CRUCIALE
Après un mois de mobilisation des lycéens et étudiants qui a fait tache d’huile, le gouvernement a promis de leur apporter aujourd’hui « des réponses très concrètes », qui devraient concerner Parcoursup, l’état des bâtiments ou encore le nombre de places à l’université.
Place, enfin, aux solutions politiques ? Attendus en fin d’après-midi en conférence de presse, les ministres Édouard Geffray (Éducation) et Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) doivent livrer les conclusions du gouvernement.
Auparavant, Sébastien Lecornu aura successivement reçu dans l’après-midi à Matignon les organisations lycéennes puis étudiantes, espérant clore ainsi cinq semaines de crise entamées par des blocages d’établissements.
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