- Entre 3.000 et 4.000 personnes ont manifesté à Albi, dans le Tarn, samedi 17 octobre.
- Cependant, la ville n’a subi aucun débordement ni dégradation.
- Une équipe du 13h s’est rendue sur place pour comprendre les clés de cette bonne gestion.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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« Zéro débordement »,
se réjouit Yann Roussy. Samedi 17 octobre, le cortège de manifestants qui a parcouru les rues du centre d’Albi, dans le Tarn, est passé juste devant son restaurant. « On était un peu inquiets dès qu’on a entendu du bruit, parce qu’on a la préfecture pas loin. Mais après, une fois qu’ils sont passés, on est sortis, on a regardé, ça avait l’air bon enfant »,
affirme le commerçant, dans le reportage du 13h de TF1 en tête de cet article.
Dans la rue voisine, Lionel Robillart n’a pas eu besoin de changer les habitudes de son restaurant le week-end dernier : « La terrasse est restée comme ça. On avait quelques appréhensions, mais tout s’est très, très bien passé »
, confirme-t-il. En effet, tandis que les rassemblements organisés dans tout le pays étaient émaillés de scènes de pillages et de dégradations matérielles dans plusieurs villes, Albi en a été totalement épargnée.
« Un bon travail d’encadrement »
Pourtant, entre 3.000 et 4.000 manifestants y étaient au rendez-vous, avec des revendications claires : « Je manifeste contre la
montée du fascisme et de l’extrême droite
, pour la justice sociale
, précise une militante, devant les caméras du 13h de TF1. Je travaille dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, et j’ai très peur de ce qui va se passer en 2027 si le RN arrive au pouvoir. Et je soutiens à fond les lycéens. »
Un autre manifestant explique avoir défilé « pour
l’école publique, pour plus de professeurs
, et aussi contre la vie chère. »
Malgré le caractère pacifique du rassemblement, « on est quand même en colère »
, affirme-t-il.
Pourquoi cette mobilisation n’a-t-elle souffert d’aucun débordement ? Selon Lionel Romanet, membre du bureau de l’union départementale CGT 81, la présence de son syndicat a été déterminante : « Avec un bon travail d’encadrement, oui, ça s’est passé dans la bonne humeur »
, estime-t-il, dans le reportage ci-dessus. Au cours de la manifestation, le syndicat « discute avec les forces de l’ordre, sur les trajets, et elles ont une présence discrète, et pas provocatrice. Dans la manif, on avait quelques personnes masquées, quelques personnes un peu excitées. Mais justement, le fait d’aller discuter avec, de les calmer, ça permet de faire redescendre la tension. »
Albi a pourtant déjà connu des épisodes de violence par le passé. « On est une ville où il y a aussi de la délinquance »
, affirme Guillaume Moulis, secrétaire départemental du syndicat Unité 81, évoquant « quelques fusillades liées au narcotrafic »
et « des quartiers sensibles. »
En 2023, certaines zones de la ville avaient d’ailleurs pris part aux émeutes consécutives à la mort du jeune Nahel à Nanterre.

