- La campagne de vaccination 2026 contre la grippe et le Covid-19 débute ce mardi 13 octobre en France.
- Elle cible en particulier les populations les plus à risque, les seniors ou les personnes fragiles, soit trois Français sur dix.
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Covid, bronchiolite, grippe : une triple épidémie inédite
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C’est un rendez-vous automnal vivement conseillé pour les Français les plus à risque. Contre la grippe saisonnière et le Covid-19, la campagne annuelle de vaccination démarre ce mardi 13 octobre, avec comme enjeu majeur d’améliorer le niveau de protection, surtout après une épidémie de grippe encore sévère l’hiver dernier.
Lors des deux précédentes périodes hivernales, en 2024-2025 puis 2025-2026, la grippe et ses complications ont donné lieu respectivement à 17.000 puis 12.700 décès, rappelle l’Assurance maladie (nouvelle fenêtre). S’il y a des « progressions encourageantes, on reste trop loin des niveaux de protection nécessaires »,
a observé, jeudi 8 octobre, le directeur général de la Santé, Grégory Emery, au côté de responsables de Santé publique France, de l’Assurance maladie et de l’Agence du médicament. « Chaque hiver apporte son lot d’épidémies, parfois son lot de surprises sur l’intensité ou l’impact sur le système de santé, mais on a des moyens d’agir »,
a-t-il insisté.
Outre les gestes barrières, comme le masque, l’aération et le lavage des mains, la vaccination reste cruciale pour réduire les formes graves, les complications et les décès associés ainsi que les hospitalisations.
Qui est concerné ?
La « priorité »
de cette campagne 2026-2027 reste de « protéger les populations les plus fragiles »,
les personnes âgées, atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées ou encore les femmes enceintes, rappellent les autorités sanitaires. La nouvelle campagne, qui s’achèvera fin janvier 2027, cible également les professionnels de santé souvent à leur contact. Pour les soignants, une obligation vaccinale annuelle se prépare aussi – les textes réglementaires sont annoncés pour la fin du premier trimestre 2027. Or ni les personnes âgées et vulnérables, ni les soignants ne se font suffisamment vacciner contre la grippe, une tendance aggravée par la crise née du Covid, a confirmé mi-septembre une étude de SpF.
Cet automne, les Français sont incités à se faire vacciner « le plus vite possible en octobre, car on ne sait pas quand les virus commenceront à circuler de manière active »,
a exhorté Grégory Emery.
L’Assurance maladie, qui a envoyé les bons d’invitation aux publics à risque, fera des relances, par mail et SMS, aux personnes non vaccinées quelques semaines après le démarrage. Des téléconseillers appelleront aussi 250.000 assurés, invités pour la première fois, à se faire vacciner et en situation de fragilité, notamment des bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou des personnes sans médecin traitant, a indiqué Catherine Grenier, médecin-conseil de la Cnam.
Où se faire vacciner ?
Comme lors de la saison précédente, les campagnes sont menées conjointement. La Haute Autorité de Santé (HAS) juge en effet que la coadministration des deux vaccins peut permettre de renforcer la couverture vaccinale de la population générale. Tout simplement car elle évite de devoir se déplacer deux fois. Si vous êtes concerné par les deux vaccinations, il est donc possible de les effectuer en même temps.
Parmi les leviers pour « multiplier les occasions de vaccination et renforcer la couverture des personnes les plus vulnérables »,
les médecins, infirmiers et sages-femmes libéraux, comme les centres de santé, pourront désormais avoir un stock de vaccins contre la grippe et le Covid, après achat des doses en officines.
Quels vaccins et quelle prise en charge ?
Cette saison, 15 millions de doses antigrippe seront à disposition des médecins, pharmaciens, infirmiers ou sages-femmes, environ un million de plus que la précédente. Les vaccins restent au nombre de cinq, dont deux plus recommandés pour les seniors, à savoir Efluelda de Sanofi et Fluad de Seqirus. Les patients ciblés comme personnes prioritaires bénéficient en principe d’une prise en charge à 100% par l’Assurance maladie. Le vaccin leur est remis en pharmacie sur simple présentation du bon de prise en charge envoyé par l’Assurance maladie et de la carte Vitale. Les personnes considérées comme non prioritaires peuvent également se faire vacciner, si elles le souhaitent, en récupérant leur vaccin en pharmacie, sans prescription médicale.
Le vaccin contre la grippe n’est en revanche, dans ce cas, pas intégralement pris en charge par l’Assurance maladie. À l’inverse, pour le Covid, le vaccin reste remboursé pour tout le monde, même au-delà des publics ciblés.
Où en est la circulation épidémique ?
La vaccination commencera sans que l’épidémie de grippe ait débuté dans l’Hexagone. « Pour l’instant, la circulation est modérée »,
a noté jeudi Étienne Pot, directeur général par intérim de SpF. Et les variants à l’œuvre sont mieux connus que la saison passée, mais cela peut évoluer.
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mais « circule toute l’année »,
a pointé Étienne Pot. « Tout comme l’année dernière à la même période, une augmentation de la circulation du SARS-2 est observée depuis le mois d’août d’après les indicateurs de la surveillance virologique en ville et à l’hôpital »,
écrit Santé publique France dans son dernier bulletin hebdomadaire, relayé le 7 octobre et portant sur la semaine du 28 septembre au 4 octobre, évoquant une « circulation active du SARS-CoV-2 avec un faible impact sur le recours aux soins ».

