- « Les revendications doivent être portées dans un cadre pacifique », a fait savoir Matignon à la veille d’un acte III du mouvement lycéen auquel se joindront des syndicats ce mardi.
- Lundi, la mobilisation a été émaillée d’incidents parfois graves, un lycéen ayant notamment eu la main arrachée par une grenade à Lens.
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Les revendications du mouvement lycéen doivent être portées « dans un cadre pacifique »
, a indiqué lundi Matignon, appelant à ce que la mobilisation prévue ce mardi 6 octobre permette de « renouer avec une contestation encadrée, légale et démocratique »
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Les services du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a réuni en fin d’après-midi plusieurs ministres au sujet de cette mobilisation, ont par ailleurs fait savoir que 215 élèves avaient été blessés depuis le début du mouvement, « l’immense majorité »
l’ayant été « soit dans le cadre d’accidents »
, « soit par le fait d’autres individus extérieurs »
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Minute par minute
LES VÉRIFICATEURS
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a assuré lundi sur TF1 que « le nombre d’élèves par classe n’a jamais été aussi élevé » dans les lycées. Une des revendications portées par le mouvement lycéen. C’est bien le cas : en 2025, une classe compte en moyenne 30,2 élèves en filière générale.
VERS UNE CONVERGENCE ÉTUDIANTE ?
Des manifestations de lycéens ont donné lieu lundi à des violences et des dégradations dans plusieurs villes de Belgique. À Liège, on recense des dizaines d’arrestations et 18 policiers légèrement blessés.
LES VÉRIFICATEURS
En marge des manifestations lycéennes, des comptes étrangers relaient de fausses images. Pompiers rejoignant les manifestants, voitures renversées, bus en feu… Tour d’horizon de ces faux contenus.
LES CHIFFRES DEPUIS LE DÉBUT DU MOUVEMENT
215 élèves ont été blessés, « l’immense majorité » l’ayant été « soit dans le cadre d’accidents », « soit par le fait d’autres individus extérieurs », selon Matignon. Selon les chiffres officiels, on recense plus de 700 blessés chez les forces de l’ordre et près d’une centaine chez les personnels de l’Éducation.
Quelque 6.059 interpellations ont été effectuées depuis le 28 septembre et plus de 5.000 personnes, essentiellement des mineurs, ont été placées en garde à vue, selon le ministère de l’Intérieur. Dix enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN, la « police des polices », selon l’entourage de Laurent Nuñez.
L’EXÉCUTIF APPELLE À UNE CONTESTATION « PACIFIQUE »
Les revendications du mouvement lycéen doivent être portées « dans un cadre pacifique », a indiqué lundi Matignon, appelant à ce que la mobilisation de mardi permette de « renouer avec une contestation encadrée, légale et démocratique ». Le gouvernement marche sur un fil entre le rétablissement de l’ordre public et l’écoute des revendications d’un mouvement sans porte-parole très identifié.
PLACE À L' »ACTE III » DU MOUVEMENT
Des dizaines de milliers de lycéens vont de nouveau manifester mardi. « On appelle à massivement bloquer tous les lieux d’études pour être en capacité de continuer à faire grandir la mobilisation et se retrouver avec une convergence des lycéens, lycéennes, étudiants, étudiantes, mais aussi des travailleurs et des travailleuses, d’autres secteurs qui commencent à nous appuyer », a expliqué Eloïse Lefebvre-Milon, de l’Union étudiante, qui recensait une trentaine de sites bloqués déjà lundi.
Pour cet « acte III » du mouvement qui a démarré mi-septembre en région parisienne avant de s’étendre au reste de l’Hexagone, les lycéens ont reçu le soutien d’une intersyndicale de l’Éducation nationale (FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires) qui a appelé à descendre dans la rue à leurs côtés, à Paris, Lyon, Marseille et une trentaine d’autres villes. « Les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéennes et lycéens », a indiqué lundi sur TF1 Sophie Binet.
BIENVENUE
Bonjour à toutes et tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour de la mobilisation lycéenne, avec des dizaines de milliers d’étudiants appelés à manifester mardi partout en France pour l' »acte III ». Une journée sous haute surveillance des autorités et du gouvernement.
En outre, 85 personnels éducatifs ont été blessés, dont 34 chefs d’établissement et adjoints, selon Matignon, qui confirme également le chiffre de 715 blessés parmi les forces de l’ordre, communiqué par le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez un peu plus tôt.
« Des initiatives vont être prises pour associer les lycéens à un travail sur la vie scolaire »
, a par ailleurs indiqué Matignon, renvoyant vers de potentielles annonces du ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, invité mardi matin sur franceinfo.
L’Union syndicale lycéenne a promis un « acte 3 »
de la mobilisation mardi, auquel se joindront les syndicats. Les autorités s’attendent à une journée très compliquée, avec une mobilisation parisienne qui pourrait rassembler entre 20.000 et 40.000 personnes.

