- Quand le cancer entre dans un couple, le conjoint devient souvent le chef d’orchestre du quotidien.
- Damien raconte comment il a tout planifié dès les premiers examens de sa compagne, entre travail, crèche et rendez-vous.
- En ce mois d’Octobre Rose, tour d’horizon des interlocuteurs et des dispositifs qui existent pour les proches aidants.
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Octobre Rose
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Dès qu’il a vu la radio de sa compagne Cécile, Damien a sorti son agenda. Chef de projet informatique, il a l’habitude d’anticiper les imprévus. « Moi, quand je vois ça, je planifie déjà sur le long terme »
, raconte-t-il à TF1info. Entre examens, changement de crèche déjà prévu pour leur fils et vacances remises en question, il réorganise la vie de la famille avant même le diagnostic. Luz a connu l’autre versant. Pendant ses mois de soins à Paris, son mari est resté à Singapour avec leurs trois enfants.
Les bons interlocuteurs dès le départ
Le cancer fait partie des affections de longue durée (ALD), ce qui ouvre droit à une prise en charge à 100% des soins liés à la maladie. Certains frais de transport entre le domicile et le lieu de traitement peuvent aussi être remboursés. Pour s’y retrouver, le temps d’accompagnement soignant prévu après l’annonce est un bon point d’entrée, il permet d’évaluer les besoins du couple et d’orienter, si nécessaire, vers l’assistante sociale de l’établissement, précieuse pour démêler mutuelle, aides à domicile et démarches administratives.
Le congé de proche aidant, sous conditions
Côté travail, le conjoint peut demander un congé de proche aidant. Il dure trois mois maximum, renouvelable dans la limite d’un an sur toute la carrière, et peut être fractionné ou pris à temps partiel avec l’accord de l’employeur. En cas de dégradation soudaine de l’état de santé, il peut débuter sans délai. Non rémunéré, il ouvre droit à l’allocation journalière du proche aidant, versée par la CAF ou la MSA. Elle s’élève à 66,64 euros par jour en 2026, dans la limite de 66 jours par proche aidé.
Attention, ce congé suppose que la personne aidée présente un handicap reconnu, avec un taux d’incapacité d’au moins 80%, ou une perte d’autonomie attestée. Toutes les patientes ne sont donc pas concernées. À défaut, mieux vaut ouvrir le dialogue avec son employeur sur des horaires aménagés, du télétravail ou la pose de congés, et vérifier ce que prévoit l’accord collectif de l’entreprise, parfois plus généreux.
L’essentiel reste d’alléger le quotidien de celle qui se soigne. Nada Benzakour, hypnothérapeute, le rappelle. « Dans une période de grande charge émotionnelle, retirer une tâche ou une décision peut déjà représenter une aide considérable. »

