- D’après la procureure de Paris Laure Beccuau, le nombre d’overdoses mortelles a doublé en un an à Paris.
- « Toutes les catégories socio-professionnelles » et « tous les âges » sont concernés.
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Le nombre d’overdoses mortelles a doublé en 2026 à Paris par rapport à l’année précédente, un phénomène « particulièrement alarmant »
, a déclaré à l’AFP la procureure Laure Beccuau. Celle-ci appelle à une « prise de conscience »
par les consommateurs de drogues. « Le constat que l’on fait est vraiment celui d’une explosion des overdoses sur la plaque parisienne »
, a-t-elle déploré.
« Pour l’année 2025, nous avions comptabilisé 30 overdoses mortelles. Cette année, au 28 septembre, nous en recensons déjà 59 »
, un chiffre amené à progresser rapidement, « plusieurs résultats d’analyses toxicologiques »
étant en cours, a expliqué la magistrate Marion Py, référente overdoses à la section chargée de la lutte contre les stupéfiants au parquet de Paris.
« Monsieur et Madame tout le monde »
Les décès touchent un peu « Monsieur et Madame tout le monde »
et la drogue se trouve désormais « très facilement »
, souligne auprès de l’AFP le commissaire divisionnaire Guillaume Batigne, chef de la brigade des stupéfiants à la préfecture de police. « Nous avons bien évidemment des cas de personnes isolées »
consommant sur la voie publique ou de personnes ayant un « passif lourd en termes de consommation »
, mais « toutes les catégories socio-professionnelles sont désormais représentées »
, et de « tous âges. »
Le profil général est plutôt masculin, mais les femmes sont aussi concernées, et une mineure fait partie des victimes recensées cette année. Les contextes de consommation sont « très variés »
: seul chez soi, à l’hôtel, chez des amis, à une fête, mais aussi lors de soirées « chemsex », avec la consommation de stupéfiants à plusieurs dans le but d’avoir des relations sexuelles. La moitié des overdoses mortelles implique de la cocaïne, souvent prise avec d’autres produits comme des drogues de synthèse.
Parmi les raisons expliquant cette hausse des overdoses figurent l’apparition de nouvelles drogues de synthèse, « toujours plus dangereuses pour la santé du fait de leurs mélanges et dont on ne connaît pas du tout les dosages »
et qui s’accompagne souvent d’une « polyconsommation »
, avec la prise de « cocktails de substances »
, a poursuivi Marion Py. Une consommation facilitée par « le développement très rapide sur la plaque parisienne, ces dernières années, de centrales d’appel : le consommateur, où qu’il soit, peut contacter quelqu’un pour se faire livrer des stupéfiants divers et variés »
.
La rédaction de TF1info avec AFP

