- La grogne des lycéens, née du manque de moyens et de la « dégradation » des conditions d’apprentissage, pourrait se poursuivre jeudi.
- La principale organisation représentative a appelé à reconduire les blocages.
- Mardi, après une journée de mobilisation, 440 interpellations ont eu lieu.
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La tension ne retombe pas dans les lycées. La grogne, née du manque de moyens et de la « dégradation » des conditions d’apprentissage, pourrait se poursuivre jeudi 30 septembre, la principale organisation représentative appelant à reconduire les blocages. « Nous lycéennes, lycéens, nous nous mobilisons pour avoir des professeurs remplacés, pour une augmentation des moyens (…) pour avoir des conditions d’apprentissage décentes »
, fait valoir l’Union syndicale lycéenne (USL).
L’organisation demande au ministère de l’Éducation nationale de « recevoir au plus vite »
ses représentants et appelle à « une reconduction des mouvements »
jeudi. Né la semaine dernière en Île-de-France, le mouvement est progressivement monté en puissance, l’USL appelant les lycéens à converger mardi avec la grève des agents de la fonction publique. L’organisation lycéenne revendique 400 établissements bloqués sur les quelque 3.700 en France.
Des personnels blessés
De son côté, le ministère de l’Éducation nationale recensait en fin de journée 338 établissements encore affectés, dont 45 bloqués, sur un total de 416 établissements touchés depuis le matin. Il signalait 31 blessés, entre élèves et personnels. La mobilisation a été émaillée d’incidents : « Il y a eu 440 interpellations », les deux tiers ayant « donné lieu à des gardes à vue », « essentiellement pour dégradations »
ou « violences sur agents dépositaires de l’autorité publique »,
a indiqué mardi soir le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sur BFMTV.
« Au moins 10 personnels de l’Éducation nationale »
ont été blessés, a déclaré sur X le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, déplorant « un professeur frappé dans le Nord, un proviseur blessé par un tir de mortier dans les Hauts-de-Seine »
ou « un autre menacé de mort en Essonne ».
« Les violences sont inqualifiables (…) Les légitimer ou appeler, dans ce contexte, à étendre les blocages, c’est mettre en danger nos élèves comme les agents publics. C’est irresponsable »,
a-t-il écrit.

