- Victor Habchy, créateur de contenu suivi par deux millions d’abonnés, a bien compris la puissance des réseaux sociaux.
- Depuis plusieurs années, il met sa notoriété au service de restaurants dont la cuisine est excellente mais qui manquent de clients.
- Rencontrez l’ange gardien de la gastronomie parisienne dans ce JT de TF1.
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Le 20H
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Shirish Bhandari est le propriétaire du restaurant népalais Jatra, situé dans le 10e arrondissement de Paris. Aujourd’hui, il a réalisé 14 couverts pour le service de midi. « C’est calme »
, reconnaît-il. « Et ce n’est pas assez »,
ajoute-t-il. Avec l’augmentation du prix des matières premières, de l’énergie et le pouvoir d’achat en baisse, les clients sont de moins en moins nombreux. « On est censé faire le triple pour être rentable »
, estime-t-il.
Il a ainsi fait appel à Victor Habchy, un créateur de contenu suivi par deux millions de fidèles sur les réseaux sociaux, pour tenter de sauver son restaurant. Depuis six ans, celui-ci met sa notoriété et la force de sa communauté au service des bonnes adresses parisiennes qui manquent de clients. Il y a un mois, Victor a ainsi lancé une nouvelle série de vidéos où il visite des restaurants déserts, il y goûte les plats, discute et filme les patrons afin de donner envie à sa communauté d’aller y manger.
De nombreux appels à l’aide
« C’est trop bien qu’il fasse ça. En fait il change la vie des gens »
, salue Shirish Bhandari. « J’aimerais que la vidéo fasse marcher le resto, que ça m’apporte des clients, que je fasse des services complets »
, espère-t-il. Comme lui, de nombreux commerçants espèrent voir leur fréquentation repartir en flèche après une vidéo de Victor. Sur ses réseaux sociaux, il reçoit ainsi des messages « tous les jours, toutes les heures, toutes les secondes »
de restaurateurs qui appellent à l’aide. « Souvent, c’est un niveau de détresse qui est très, très élevé »
, reconnaît-il.
C’était le cas d’Ulysee Huang, propriétaire du restaurant Little Baobei, dans le 9e arrondissement de Paris. « J’avais plus d’employés sur place que de clients. Je me suis dit que j’allais lâcher et le mettre en vente »
, explique-t-il. Victor lui propose alors de faire une vidéo. En 24 heures, le nombre de clients a été multiplié par cinq. « Il y avait la queue, chose qu’on n’avait pas connue depuis très, très longtemps »
, se réjouit celui qui espère ne plus jamais avoir à imaginer fermer son restaurant. « Je suis content pour Ulysse, je suis content d’offrir à des gens la possibilité de découvrir un restaurant qui, pour moi, le mérite »
, conclut Victor Habchy.

