Après plus de dix ans de pause, la star américaine du stand-up Chris Rock fait son retour derrière la caméra avec « Misty Green », une comédie dramatique sur Hollywood, et se dit ouvert à tous les genres pour la suite de sa carrière de réalisateur.
« Je serai toujours un comique », a déclaré Chris Rock à la presse dimanche au festival de cinéma de Toronto (TIFF), où a été présenté son film en première mondiale samedi.
Mais « le prochain film pourra être ultra-sombre, ou alors complètement loufoque », a ajouté Rock, dont le dernier film « Top Five » date de 2014. « Je ne veux pas m’enfermer dans quoi que ce soit » mais juste « essayer de rendre (ce film) génial ».
Dans « Misty Green », Rosalind Eleazar joue une actrice fêtarde dont la carrière, auparavant florissante, est en perte de vitesse. Fauchée, elle risque de se faire expulser de son appartement et a absolument besoin de trouver un rôle.
Drôle, le film n’aborde pas moins des sujets sérieux comme le racisme, la toxicomanie ou les pièges de la célébrité à Hollywood. Sur le tapis rouge, l’acteur a appelé samedi le public à « voir à quoi ressemble un drame réalisé par Chris Rock », refusant de « faire la même chose à chaque fois ».
Le magazine américain Variety a qualifié « Misty Green » de « meilleur film sur Hollywood depuis des années » et la performance de Rosalind Eleazar a été saluée par la critique.
L’actrice britannique, surtout connue pour son rôle dans la série Slow Horses, joue aux côtés de noms confirmés comme Adam Driver, Anna Kendrick ou Chris Rock lui-même et a confié dimanche à la presse avoir craint que des stars ne soient dissuadées de participer au film car le premier rôle lui avait été confié.
« Il y a beaucoup de gens bien plus connus que moi qui auraient pu obtenir ce rôle » et des acteurs confirmés auraient pu penser que « cela n’en valait pas la peine », a-t-elle dit.
Anna Kendrick (« In the Air », « The Hit Girls »), qui joue l’amie de Misty, a reconnu pour sa part ne pas vraiment avoir été persuadée des chances de succès du film lors de ses conversations initiales avec Chris Rock.
Elle se souvient lui avoir dit: « il y a quelque chose que je ne vois pas encore mais je te fais confiance si tu me dis que tu le vois », mais avoue avoir été finalement convaincue par le résultat final.
« Je continue à décrire le film aux gens comme Woody Allen qui serait aussi David Lynch. Il y a quelque chose de vraiment profond et tordu », a-t-elle dit.
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