La presse indienne proche du pouvoir souligne les efforts diplomatiques du pays pour préserver une unité, au moins sur le sujet impossible à éviter : la guerre au Moyen-Orient. « Inquiétude », « appel à la retenue maximale », une position commune floue, sans nommer directement de pays ni condamner les attaques unilatérales comme cela avait été à un moment évoqué ici, explique notre envoyé spécial à New Delhi, Nicolas Rocca.
En 2025, les Brics avaient explicitement condamné les frappes militaires américano-israéliennes contre l’Iran. Cette fois, il a fallu trouver des mots acceptables pour les Émirats arabes unis, qui ont suspendu leurs échanges vers Téhéran en août, après avoir été ciblés durant des mois par des milliers de frappes de missiles et de drones iraniens.
Une discussion a eu lieu entre le prince héritier d’Abu Dhabi et le président iranien Massoud Pezeshkian. Pas de mention du conflit au Yémen où l’Iran, soutien des Houthis, et l’Arabie saoudite, pays au statut très ambigu dans les Brics, s’affrontent indirectement.
En revanche, la poursuite du blocage et des bombardements israéliens sur Gaza, la colonisation de la Cisjordanie occupée et l’occupation de Jérusalem-Est, sont abordées dans plusieurs points, tout en rappelant les principes du droit international. Sans aucune mention en revanche du conflit en Ukraine.
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Succès diplomatique pour Modi
La présence de Xi Jinping au sommet est une réussite en soi pour le Premier ministre indien, alors que les relations dégradées avec Pékin perturbent les Brics depuis de nombreuses années. De cette rencontre bilatérale, on retient une volonté commune d’apaiser les tensions, sans annonce concrète.
Un autre succès pour l’Inde, souligné par les médias de la droite indienne proche du pouvoir : la mention d’une condamnation des attaques terroristes au Cachemire indien que New Delhi attribue au Pakistan. Islamabad, allié militaire de Pékin, est officiellement candidat à l’accession au Brics depuis 2023, sans succès pour l’instant.
L’expansion des Brics est poussée par Moscou et Pékin qui voient l’organisation comme un contrepoids à la domination américaine. Mais l’Inde préfère préserver ses relations avec les États-Unis. Parmi les nations intéressées : le Nigeria et l’Ouganda, la Malaisie ou encore le Vietnam et les Philippines.
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