« C’est effectivement une maladresse, il n’y a pas de comparaison possible entre les causes d’Oradour et les causes au Porge ». Interrogé ce lundi 7 septembre au sujet de ses propos de vendredi dernier où il avait comparé le village du Porge en Gironde, lourdement touché par les incendies de l’été et Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) lieu du massacre nazi pendant la Seconde guerre mondiale, Olivier Faure a dit « regretter » ses paroles au micro de BFMTV-RMC.
« C’était le paysage dévasté que je cherchais à définir, ce n’était pas très intelligent de ma part, je le regrette mais n’imaginez pas un seul instant que je puisse comparer deux situations qui n’ont rien à voir », a déclaré le candidat à la primaire socialiste en vue de l’élection présidentielle.
Des propos très critiqués
Alors en déplacement au Porge la semaine dernière, le Premier secrétaire du PS avait déclaré au micro d’ICI Gironde: « je ne sais pas s’il faut oser cette comparaison, mais cela a un côté Oradour-sur-Glane avec ces maisons complètement brûlées. Pas de victimes heureusement mais on imagine la violence du feu avec les maisons totalement détruites, ces voitures calcinées et puis ces kilomètres de pins qui sont noirs, c’est une espèce de vision d’horreur ».
La comparaison entre ce village ravagé par les flammes et le massacre de 640 personnes perpétré à Oradour-sur-Glane par les Nazis le 10 juin 1944, avait ensuite été vivement critiqué, notamment par l’ancien ministre Bruno Le Maire qui avait qualifié dimanche les propos d’Olivier Faure de « honte » et « d’indignité publique » au micro de Radio J.
De son côté, le patron des députés Modem et ancien ministre, Marc Fesneau, avait estimé samedi que « comparer pour surenchérir, c’est banaliser l’horreur et c’est dangereux ».
« Le minimum serait des excuses. Et allez voir ou revoir Oradour-sur-Glane, Monsieur Faure. Vous y mesurerez l’indécence de votre propos », avait-il ajouté.
Article original publié sur BFMTV.com

