Quand Sarah Khalifa a été arrêtée en avril 2025, l’affaire avait fait l’effet d’une bombe. L’accusée principale était, en effet, une présentatrice de télé célèbre et influenceuse très populaire sur les réseaux sociaux où elle était suivie par plus de 2,5 millions de personnes rien que sur Instagram, rapporte notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti. Sarah Khalifa, 39 ans, également cheffe d’entreprise, est connue pour son émission « Mission difficile » sur la chaîne privée al-Mehwar, consacrée aux affaires de sécurité et de criminalité.
Selon le journal al-Ahram, le tribunal pénal du Caire « a condamné la productrice Sarah Khalifa et 11 autres accusés à la peine de mort par pendaison, pour avoir formé une organisation criminelle spécialisée dans l’importation de substances utilisées dans la fabrication de drogues, en vue de les vendre ».
« Possession et détention illégales d’armes à feu et de munitions »
Ils ont également été condamnés pour « possession et détention illégales d’armes à feu et de munitions », selon cette source et plusieurs autres médias gouvernementaux, dont Akhbar al-Youm. Les autorités ont saisi plus de 750 kg de drogues et de matières premières utilisées dans leur fabrication, ainsi que des outils et des machines dans deux appartements qui servaient de laboratoire, selon al-Ahram.
Sarah Khalifa est accusée d’être la patronne d’un gang d’une trentaine de personnes qui importait les composants nécessaires pour fabriquer des drogues de synthèses et inonder le marché. L’abondance de la drogue « Made in Egypt » avait même fait chuter le prix des narcotiques.
Dans la législation égyptienne la peine pour trafic de drogue est la mort. Toutefois les condamnés peuvent interjeter appel. Si l’appel est accepté le procès recommence à zéro.

