- Vous mangez à des horaires différents en semaine et le week-end ?
- Cela peut être associé à un risque accru d’avoir une maladie cardiovasculaire.
- Les explications de Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
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Bonjour ! La Matinale TF1
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Pour avoir un bon sommeil, il est recommandé de se coucher et de se lever à la même heure tous les jours. Manger à des horaires réguliers est aussi important. « On parle de jet lag alimentaire »
, indique Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
Une étude publiée mardi 1er septembre, dans la revue Communications Medicine (nouvelle fenêtre), par des chercheurs français de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, a démontré que manger à une heure différente entre votre jour de travail et le week-end « était associé à un risque accru d’avoir une maladie cardiovasculaire »
, explique le médecin. Le risque est encore plus élevé chez les hommes.
Le corps fonctionne avec une horloge centrale, le cerveau, qui est notamment rythmé par le cycle du soleil et de la nuit. « En réalité, il y a d’autres horloges, notamment au niveau des organes, comme le foie ou le pancréas, qui vont également être rythmés par l’heure des repas et si vous travaillez de nuit, en horaire décalé »
, détaille le docteur. Les chercheurs ont suivi plus de 100.000 personnes pendant quatorze ans. Ils ont constaté que décaler son repas d’une heure entre la semaine et le week-end « a augmenté de 14% le risque de maladies cardiovasculaires, hypertension par exemple, et même jusqu’à 21% de maladies coronariennes »
, ajoute-t-il.
Ce risque concerne les hommes
Ce risque accru de maladies a été constaté chez les hommes et aucune association n’a été constatée chez les femmes par les chercheurs. « Parmi les explications possibles, on a pu constater qu’effectivement, les femmes avaient une physiologie différente de celle des hommes »
, affirme le médecin. Les femmes ont également un rythme socio-professionnel différent qui peut jouer sur le rythme de l’heure des repas.
Enfin, « l’homme a un risque cardiovasculaire un peu plus élevé que celui de la femme »
, précise-t-il. Respecter les mêmes horaires de repas la semaine et le week-end n’est pas une injonction supplémentaire, mais cela peut « éventuellement éviter les risques de maladies cardiovasculaires, surtout chez les hommes »
, conclut Vincent Valinducq.

