- Selon le dernier bilan, la crue dévastatrice entre le Népal et le Tibet a causé la mort d’au moins 472 personnes.
- L’inquiétude reste forte, vendredi 28 août, après la menace de rupture d’une retenue d’eau.
- Sur LCI, Ugo Nanni, glaciologue au CNRS, fait le lien entre cette catastrophe et le changement climatique.
Le bilan continue de s’alourdir. Au moins 472 personnes ont péri au Népal et au Tibet dans la crue dévastatrice. Plus de 1.400 autres sont toujours portées disparues. L’effondrement d’un glacier semble être à l’origine de cette catastrophe.
Invité sur LCI, ce vendredi 28 août, Ugo Nanni, glaciologue au CNRS, fait le point. « Le changement climatique vient accentuer les conditions qui favorisent ce type d’effondrement, c’est-à-dire des glaciers qui se retirent, qui viennent du coup moins tenir les montagnes, des températures qui augmentent et qui viennent potentiellement déstabiliser la roche et la glace, moins de neige, donc moins d’isolation des parois »
, souligne le spécialiste.
Ugo Nanni tient à rappeler que l’activité humaine et la hausse des émissions de gaz à effet de serre sont à l’origine de l’augmentation des températures. Il insiste également sur la difficulté de pouvoir anticiper ces catastrophes.
La situation sur le plan climatique « vient favoriser des conditions instables et surtout des événements en cascade qui sont imprévisibles et viennent toucher des endroits comme la Chine ou le Népal »
, conclut le glaciologue au CNRS.

