- Les membres du peloton de gendarmerie de haute montagne interviennent chaque jour en hélicoptère et à pied dans des conditions parfois difficiles.
- Une équipe de TF1 a accompagné le PGHM durant leurs opérations de secours dans les Hautes-Pyrénées.
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Le 20H
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Depuis le ciel, difficile de trouver l’endroit idéal pour se poser : le terrain est trop escarpé. Après quelques minutes de vol au-dessus de la forêt, une équipe du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) des Hautes-Pyrénées peut enfin atterrir. Une randonneuse blessée vient de les appeler. Il leur reste encore 300 mètres de marche à parcourir. « On se déplace jusqu’à la victime. Ça ne consomme pas de temps et ça économise du potentiel de vol pour l’hélico »
, explique un secouriste dans le reportage du 20H de TF1 visible ci-dessus.
La victime attend dans un refuge situé à 5 minutes de là. À leur arrivée, cette sexagénaire ne parvient plus à redescendre. Elle se plaint de douleurs aux genoux depuis la veille. Pas d’urgence vitale. Même si la victime peut se mettre debout, il faut tout de même l’évacuer.
Le PGHM des Hautes-Pyrénées doit gérer tous les jours des interventions comme celle-ci, jusqu’à 12 quotidiennement, en plein été. Car depuis une dizaine d’années, la montagne attire chaque saison de nouveaux adeptes de randonnées pas toujours préparés ou équipés. En 2025, 633 interventions ont été réalisées par les secouristes des Hautes-Pyrénées. Les raisons des appels sont diverses : chute, mauvais itinéraire, fatigue… Les coups de fil sont d’abord filtrés dans un centre basé à Pierrefitte-Nestalas, qui compte plusieurs gendarmes spécialisés dans le secours en haute montagne.
Des opérations très coûteuses
Les moyens déployés lors d’une opération dépendent de la gravité de la situation. « On ne va pas forcément envoyer un hélicoptère pour quelque chose qui peut attendre et qui n’a pas de caractère d’urgence »
, indique l’adjudant François Delas, secouriste au sein du PGHM des Hautes-Pyrénées.
Les interventions peuvent être délicates à cause de la température. Elles ont un coût important : 10.000 euros à chaque sortie de l’hélicoptère, selon la Cour des comptes. « C’est un coût surtout en temps. Et ce temps ne sera pas consacré à quelqu’un d’autre qui pourrait avoir des blessures plus graves et plus importantes »
, déclare Gaël Perez, lui aussi secouriste au sein du PGHM des Hautes-Pyrénées.
Le jour du reportage de notre équipe, une nouvelle alerte vient d’être lancée. Trois Espagnoles sont bloquées à 3.000 mètres d’altitude. « Soit elles n’ont pas le niveau technique, soit les conditions sont vraiment difficiles »
, s’interroge le PGHM avant d’arriver sur place. Sur les images filmées par les gendarmes en intervention, on peut voir que ces randonneuses pourtant équipées ne parviennent pas à traverser le sentier, trop raide et encore enneigé.

