- Plusieurs cultures de légumes sont touchées par une « crise majeure » liée à la succession d’épisodes caniculaires et à la sécheresse inédite, alerte Prince de Bretagne.
- La marque craint chez ses producteurs des pertes allant de 15% à 100% des récoltes.
- Elle demande aux centrales d’achat des distributeurs « d’accepter temporairement des produits présentant des défauts liés à la sécheresse ».
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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La succession d’épisodes caniculaires et la sécheresse inédite sont à l’origine d’une « crise légumière majeure »
, a alerté lundi la marque Prince de Bretagne, évoquant « des pertes allant de 15% à 100% selon les cultures et les conditions d’irrigation ».
« Les premières estimations des producteurs et des organisations de producteurs font état de pertes de rendement très importantes, susceptibles de s’aggraver dans les prochaines semaines si les conditions météorologiques restent défavorables »,
s’alarme dans un communiqué la marque qui regroupe les plus grandes coopératives bretonnes de légumes frais.
Les consommateurs appelés à acheter des légumes « visuellement imparfaits »
La Bretagne, un des plus gros producteurs de légumes frais de la France, a particulièrement souffert des épisodes caniculaires successifs, tout comme les Pays-de-la-Loire et plus largement toute la façade ouest du pays. La vague de chaleur de juin a anéanti des hectares entiers; des réserves destinées à l’irrigation ont été largement entamées, empêchant de nouvelles plantations. Les serres ne protègent plus complètement les tomates, avec des baisses conséquentes de volume. « La filière légumière bretonne fait face à une crise historique. Les pertes de rendement, les déclassements, les arrêts de lignes et les risques de chômage technique montrent l’urgence d’une mobilisation collective »,
affirme Prince de Bretagne.
Le producteur dresse dans son communiqué un panorama des pertes constatées par les exploitants : supérieures à 40% pour les petits pois, environ 60% pour le brocoli, de 50 à 100% pour l’artichaut, 25% pour la courgette, 35% sur les salades, 10 à 30% sur les poireaux…
La marque demande aux centrales d’achat des distributeurs d’assouplir les critères de sélection appliqués aux légumes et « d’accepter temporairement des produits présentant des défauts liés à la sécheresse ».
Prince de Bretagne en appelle aussi aux consommateurs pour qu’ils soutiennent la filière et achètent ces légumes « visuellement imparfaits ».
Mais la plupart des demandes sont dirigées vers les pouvoirs publics : « Accélérer les décisions sur le stockage hivernal, sécuriser les autorisations d’irrigation, soutenir les investissements hydriques indispensables à la survie des exploitations ».
Le gouvernement a annoncé mercredi un plan « global »
avec des mesures d’urgence pour compenser les difficultés économiques, face au risque de faillite d’exploitations, et faciliter l’accès des agriculteurs à l’eau. Mais le ministère de l’Agriculture a prévenu qu’il faudrait attendre fin août pour estimer précisément les pertes et calibrer les aides.











