- TF1 vous emmène au cœur du pays bigouden.
- Ce territoire a été rendu célèbre grâce à ses Bigoudènes et leurs coiffes vertigineuses.
- Reportage.
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Découverte et évasion
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Direction le pays bigouden dans le Finistère, où le port de Loctudy s’éveille. Il est 5 heures. Les premiers bateaux sont partis. Pendant ce temps, Steven Quiniou et son matelot embarquent. « On part tôt par rapport au lever du soleil. La langoustine sort de ses terriers au lever du soleil »
, explique-t-il. Pour Steven, Renaud, son matelot, et pour beaucoup, la mer est une histoire de famille. « J’ai commencé un peu dans le bâtiment parce que mon père ne voulait pas. Il était marin-pêcheur, mon grand-père était marin-pêcheur. Et on m’a dit, va pas faire ce métier. Au final, j’ai changé d’avis »
, raconte le patron. Les pêcheurs trouvent beaucoup de langoustines en ce moment. C’est l’or rose du pays bigouden. Leur chalutier s’en va rejoindre en mer les autres navires, à moins de 12 km des côtes.
Quel est le rôle des femmes en pays bigouden ?
À quelques kilomètres de là, sur la grève au Guilvinec, TF1 rencontre Scarlette Le Corre. Elle vient faire des prélèvements d’algues avant la récolte. « Je récolte des algues depuis que je sais marcher. C’est la laitue de mer »
, explique la récoltante professionnelle. « Je laisse le pied. Je laisse un peu d’algues pour que ça pousse, pour qu’elle continue son cycle, pour se reproduire après »
, décrit-elle.
Scarlette est aussi l’une des premières femmes pêcheuses de France depuis les années 80. À 70 ans, elle pêche encore plusieurs mois de l’année. « Le métier de marin-pêcheur, c’était le métier de mon grand-père, de mon arrière-grand-père, de mon père. Mon frère est devenu charpentier de marine et c’est moi qui ai pris la mer »
, détaille l’experte.
Le rôle des femmes en pays bigouden, c’est Scarlette Le Corre qui en parle le mieux. « On est des battantes ici parce que les hommes sont en mer à pêcher le poisson. Ils ne sont pas là. Ils ne sont pas disponibles. C’est les femmes qui sont là, présentes. Ça fait penser au temps de guerre, où c’étaient les femmes qui ont été travailler au champ. C’est les femmes qui ont été dans les usines partout où les hommes étaient, qui ont occupé tous les postes des hommes. Ici, c’est permanent chez nous
« , affirme-t-elle.











