- Vendredi 31 juillet, plus de 60.000 migrants en provenance du Maroc sont arrivés à Ceuta.
- Si depuis la quasi-totalité d’entre eux est repartie vers le Maroc, la situation a provoqué une crise importante au sein de l’Union européenne.
- Une réunion d’urgence se tient, ce mardi, sur la question.
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La Matinale
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Mise au point au sein de l’Union européenne. Les Vingt-Sept se réunissent, mardi 4 août, pour tirer les leçons de l’épisode migratoire de Ceuta et des vives tensions qu’il a suscitées. L’arrivée en force de dizaines de milliers de personnes dans cette enclave espagnole d’Afrique du Nord, vendredi, a mis en lumière les fragilités de la coopération européenne sur les questions migratoires.
Depuis la diffusion d’images de migrants franchissant illégalement la frontière hispano-marocaine à pied ou à la nage, deux camps s’opposent. D’un côté, l’Espagne. De l’autre, les États de l’UE partisans d’une ligne migratoire très ferme, comme l’Italie ou le Danemark, qui étaient allés jusqu’à réclamer une exclusion de Madrid de l’espace Schengen.
Moment de clarification ?
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le gouvernement défend une approche ouverte en matière migratoire, avait répliqué par une lettre adressée aux chefs des institutions européennes. Dans cette missive, le leader espagnol critiquait vertement l’attitude « égoïste »
de ces pays de l’UE, réclamant une réunion d’urgence à 27.
Quelques heures plus tard, contre-missive de 22 pays, emmenés par l’Italie, le Danemark, l’Allemagne ou la Hongrie, appelant eux aussi à une visioconférence d’urgence. Mais avec un objectif bien différent : continuer à défendre leur ligne de fermeté sur l’immigration.
La France ne s’était pas associée à cette initiative, estimant qu’elle revenait à instrumentaliser la situation dans l’enclave espagnole. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez avait ainsi affirmé qu’il n’était « pas question »
que l’Espagne quitte la zone Schengen et Paris avait souligné que l’immense majorité des migrants ayant franchi la frontière avaient déjà été reconduits au Maroc.
L’appel entre ministres de l’Intérieur, qui a débuté à 8h GMT, sera-t-il donc un moment de clarification ? De confrontation ? Lors d’une réunion entre ambassadeurs lundi, l’Espagne a, selon une source diplomatique, déjà « exprimé sa frustration sur le manque de solidarité »
venant de certains pays de l’UE.
Plusieurs États membres se sont interrogés en retour sur le signal envoyé par Madrid, estimant que certaines mesures adoptées récemment par l’Espagne avaient pu donner l’impression que « les portes étaient ouvertes ».











