- Face au fléau des baignades en zones interdites, le gouvernement serre la vis : l’amende passe de 38 euros à 68 euros.
- Mais cela ne suffit pas à décourager certains habitués des rivières rencontrés.
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Fortes chaleurs : le fléau des noyades mortelles
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Les plongeons sont devenus presque banals dans des zones pourtant non autorisées. Ce lundi matin encore, c’est le cas près de Lyon, où la température est caniculaire. Faisant fi de l’interdiction, un baigneur fait trempette dans le Rhône. « Aujourd’hui, il y a 30 degrés, le matin, c’était à 27-28 degrés, c’était grave chaud »,
explique-t-il dans le reportage en tête de cet article, confirmant être informé des sanctions contre la baignade hors zones autorisées. « Mais après, il n’y a rien normalement, je viens presque deux fois, trois fois par semaine donc ça va »,
précise-t-il.
Mais depuis le 2 août, le montant de l’amende passe de 38 euros maximum à 68 euros et celle-ci peut être dressée directement par procès-verbal électronique. Pas de quoi décourager certains habitués des rivières. « Je vais probablement éviter de prendre ma carte d’identité déjà et puis je vais continuer à le faire certainement. Peut-être que je ferai plus attention »,
explique un autre.
« On ne voit pas les dangers sous la surface »
Les préfectures agissent notamment face à l’augmentation des baignades sauvages pendant les périodes de forte chaleur. « Le dernier épisode caniculaire a illustré de manière dramatique les risques liés à ces comportements et la nécessité de pouvoir les sanctionner plus fortement »
, souligne la préfecture de police.
Cet été, 925 accidents de noyade ont été recensés, soit plus de 14% par rapport à l’année dernière, et 274 personnes sont décédées. « Le courant est assez fort, il suffit d’un geste pour partir direct »,
reconnaît un habitant. En effet, ils sont nombreux à ne pas avoir conscience des risques. « En fait, les rivières ne sont pas une piscine, il y a des courants qui peuvent être très forts sous la surface. Souvent, l’eau est opaque et donc on ne voit pas les dangers qui sont sous la surface. Donc on peut se blesser, taper contre quelque chose qu’on ne verrait pas »,
détaille Stéphanie Peigney-Couderc, directrice territoriale adjointe du bassin de la Seine et Loire aval voies navigables de France (VNF).
Dans un cas sur deux, les morts par noyade se trouvent dans des zones non autorisées.











