Les autorités japonaises ont annoncé samedi la fin des opérations de secours dans un centre commercial dévasté par une explosion survenue à la suite du puissant séisme qui a fait au moins 36 morts.
Douze personnes ont été extraites des décombres du site, dont sept ont été déclarées mortes, selon le bureau de gestion des catastrophes du département de Kumamoto, frappé mardi par une secousse de magnitude 7,1.
« Nous avons mené des recherches approfondies au cours des deux derniers jours en collaboration avec les pompiers, les Forces d’autodéfense et d’autres unités de police régionales » afin de vérifier que plus personne n’était porté disparu, a déclaré un responsable de la police lors d’une réunion consacrée à la gestion de la catastrophe. « Nous n’avons trouvé aucune autre personne », a-t-il ajouté.
Plus de 9.000 personnes hébergées
Une porte-parole d’Aeon, l’exploitant du centre commercial, a indiqué à l’AFP que les sept personnes décédées étaient des employés de commerces locataires. Les opérations de secours avaient déjà pris fin vendredi dans une usine de papier où une cheminée industrielle s’était effondrée.
Neuf corps y ont été retrouvés et deux survivants ont pu être évacués. Le séisme a causé d’importants dégâts dans cette région du sud-ouest du Japon, détruisant des habitations, endommageant des ponts, provoquant des incendies et privant des dizaines de milliers d’habitants d’électricité et d’eau.
Plus de 9.000 personnes, dont beaucoup de personnes âgées, étaient encore hébergées dans des centres d’accueil samedi. Les coupures d’électricité étaient pour l’essentiel résolues, mais 59.000 foyers restaient toujours privés d’eau.
Le département de Kumamoto a déjà été frappé en 2016 par deux séismes dévastateurs qui ont fait 273 morts et plus de 2.800 blessés. Situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques le long de la bordure occidentale de la « ceinture de feu » du Pacifique, le Japon est l’un des pays les plus exposés aux tremblements de terre.
Article original publié sur BFMTV.com











