Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
Le président Joseph Aoun a estimé que le dynamitage de maisons et la destruction de villages dans le sud du Liban risquent de compromettre l’application de l’accord-cadre conclu en juin avec Israël sous l’égide des États-Unis. Le chef de l’État a dénoncé « une violation directe des droits humains et une atteinte manifeste aux lois et aux normes internationales ».
La position de Joseph Aoun rejoint celle de l’armée libanaise qui a condamné, dimanche 26 juillet, la poursuite des tirs et des destructions par les troupes israéliennes. L’armée a estimé que ces violations l’empêchent de mener à bien son déploiement dans les « zones-pilotes » qu’elle est censée contrôler.
L’accord prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des « zones pilotes » évacuées par Israël – qui occupe toujours une partie du sud du pays – sous réserve d’un désarmement du Hezbollah pro-iranien.
Multiplication des destructions
Les troupes israéliennes ont intensifié ces derniers jours la destruction aux explosifs et aux bulldozers de maisons, de stations de pompage d’eau et de bâtiments publics et privés dans des localités du sud du Liban.
L’armée israélienne a également multiplié les tirs d’artillerie et les ratissages à la mitrailleuse lourde dans des régions situées à l’extérieur de la zone tampon de facto établie dans le sud du Liban.
Quelque 400 000 habitants d’une soixantaine de villes et villages de cette bande de 600 kilomètres carrés ne sont toujours pas autorisés à rentrer chez eux.
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