- Face aux incendies historiques dans le département, le Centre hospitalier universitaire de Bordeaux assure la prise en charge sanitaire des populations évacuées.
- Une mobilisation du personnel inédite, accompagnée d’un élan de solidarité, comme l’explique pour TF1info Vincent-Nicolas Delpech, directeur général du CHU.
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Une situation exceptionnelle mais gérée. Alors que l’incendie sans précédent qui frappe la Gironde depuis mercredi 22 juillet a entraîné d’importantes évacuations et menace la métropole de Bordeaux, le CHU de la capitale girondine n’observe pas, à ce stade, de hausse de passages aux urgences liés aux fumées dégagées par les flammes et qui ont atteint Bordeaux.
L’activité de l’hôpital a en revanche été fortement mobilisée pour accueillir les patients évacués des établissements menacés, avec plus de 250 lits supplémentaires ouverts en deux jours. Dans cette situation, il peut compter sur le renfort de 450 personnes. Vincent-Nicolas Delpech, directeur général du CHU de Bordeaux, détaille pour TF1info le quotidien de l’hôpital, en première ligne dans ce dispositif sanitaire.
Face aux évacuations massives en Gironde et dans les Landes, comment le CHU de Bordeaux s’est-il organisé pour prendre en charge les personnes concernées ?
Vincent-Nicolas Delpech : Au total, 240.000 personnes ont été évacuées des zones menacées. Il a fallu organiser en urgence l’accueil des patients provenant des hôpitaux et Ehpad évacués, tout en augmentant les capacités du CHU en pleine période estivale. Cela a été une opération sans égal puisqu’en deux jours, plus de 250 lits supplémentaires ont été ouverts au CHU de Bordeaux, dont 100 dédiés à la gériatrie. Plus de 1.100 personnes ont ainsi été prises en charge, notamment sur le hub sanitaire installé au Parc des expositions.
Par ailleurs, nous avons fait un appel au volontariat qui a très bien fonctionné. Plus de 3 500 personnes se sont manifestées. 450 renforts intègrent dès aujourd’hui les plannings pour épauler les équipes. De plus, nous avons bénéficié de la mobilisation des départements et régions limitrophes, avec la venue d’équipages complets du Samu issus de toute la Nouvelle-Aquitaine et de la France entière.
Avec l’ampleur des feux, n’y a-t-il pas eu une hausse des passages aux urgences et des hospitalisations liées aux fumées ?
Pas du tout. La qualité de l’air dans l’agglomération bordelaise ne s’est pas détériorée ces dernières heures et nous ne constatons aucune hausse des admissions aux urgences pour ce motif. La véritable hausse de l’activité hospitalière est liée à la gestion de crise, notamment avec l’accueil des patients évacués des zones sinistrées. À ce stade, aucune victime directe des incendies n’est à déplorer, les évacuations préventives massives ayant permis d’éviter le pire.
Quels enseignements pourra-t-on tirer de cet épisode ?
Il faudra évidemment tirer les enseignements de cet incendie hors norme, une fois le feu maîtrisé. Ce sinistre aura très certainement un impact sur les massifs forestiers de la Gironde, en particulier sur les pinèdes. De notre côté, nous devrons renforcer notre préparation face à ce type de crise majeure. Comme après chaque événement d’une telle ampleur, ce retour d’expérience permettra de consolider nos plans d’action.











