- La mégafusée Starship devrait décoller depuis les États-Unis ce samedi 24 juillet à 22h45, heure française.
- SpaceX veut faire de ce mastodonte un pilier de son activité spatiale, du déploiement des satellites Starlink à l’ambition ultime d’atteindre Mars.
- Mais plusieurs échecs ont fragilisé le projet et causé des sanctions en Bourse pour l’entreprise d’Elon Musk.
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La Lune avant Mars : la conquête spatiale redécolle
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Un nouveau test grandeur nature pour SpaceX. À 22h45 heure française, la Starbase de SpaceX au Texas devrait voir le décollage de la mégafusée Starship. Au cœur d’une séquence de tests depuis plusieurs mois, le treizième vol d’essai doit se tenir ce vendredi 24 juillet à 22h45, après un report de vingt-quatre heures. Très attendu, ce lancement doit corriger les défauts observés lors des phases précédentes, alors qu’un vol d’essai a déjà été annulé à la dernière minute jeudi 16 juillet.
Comme les précédents, ce vol doit permettre à SpaceX de vérifier le comportement de son lanceur et de poursuivre la mise au point de technologies indispensables à son ambition : faire de Starship un véhicule capable de transporter des charges lourdes dans l’espace, puis de revenir sur Terre pour être réutilisé.
Une explosion lors de l’amerrissage
Ce nouveau vol intervient deux mois après un essai marqué par un incident spectaculaire où l’étage supérieur de l’appareil de 124 mètres de haut avait explosé lors de l’amerrissage. Le fiasco avait alors poussé la Federal Aviation Administration (FAA), l’autorité américaine de l’aviation, à diligenter une enquête avant d’autoriser la reprise des essais. L’objectif de cette nouvelle tentative est en tout cas de valider la version V3 de Starship, présentée comme plus lourde, plus grande et plus puissante que les précédentes.
Par ailleurs, l’entreprise veut utiliser son nouveau lanceur pour développer son réseau de satellites Starlink, qui fournit un accès à Internet depuis l’espace. Starship doit permettre de transporter des satellites plus imposants et en plus grand nombre.
La Lune comme étape, Mars comme horizon
Si cette mission se déroule sans encombre, ce treizième test pourrait bien être le dernier des essais suborbitaux de SpaceX avant de passer la seconde avec des tirs orbitaux. Un enjeu très important puisque c’est une étape clé de la suite du programme Artémis et le retour des humains sur la Lune.
L’ultime étape, et sans doute la plus spectaculaire, consisterait à utiliser Starship pour envoyer un jour des humains vers Mars. Musk présente depuis longtemps son lanceur comme un moyen de faire de l’humanité une espèce capable de vivre sur plusieurs planètes.
Mais cet objectif reste encore très lointain. Avant d’envisager un voyage habité vers Mars, SpaceX doit résoudre de nombreux problèmes, notamment la fiabilité du lanceur, le ravitaillement en orbite et la capacité à assurer la sécurité d’un équipage pendant un voyage qui durerait plusieurs mois.
Plus près de nos contrées, l’essai de ce samedi sera aussi le premier depuis la mise en Bourse de la société d’Elon Musk. Après un démarrage tonitruant le 12 juin, permettant à SpaceX de lever 85 milliards de dollars, l’action a progressivement décroché, atteignant, le 20 juillet, un cours inférieur de 11% à son prix de lancement, et une valorisation quasiment divisée par deux par rapport à son pic. Une dégringolade attribuée en partie à ces reports de lancement de la fusée Starship.











