- Huit des douze dauphins de Marineland sont arrivés jeudi matin à Malaga, en Andalousie.
- Ce parc, le Selwo Marina, est détenu par Parques Reunidos, comme celui d’Antibes.
- Il n’y avait plus de dauphins sur place depuis le départ de neuf cétacés vers la Chine en septembre 2025.
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Après un transport en camion et en avion-cargo, les huit dauphins de Marineland sont arrivés jeudi matin en Andalousie. Sur les images tournées sur place par l’association Sea Shepherd, on voit les cétacés transportés dans des camions bâchés et des caisses en bois. Pour l’occasion, le Selwo Marina, qui appartient à Parques Reunidos tout comme Marineland, a fermé ses portes au public pendant deux jours. « Tout s’est bien passé, les dauphins vont bien
« , commente une source interne auprès de TF1.
Les associations, dont certaines étaient présentes à Antibes mercredi soir, ont dénoncé ce transfert en plein été. Sea Shepherd assure par exemple que les températures étaient trop élevées, s’appuyant sur les images des camions espagnols bâchés et a priori non climatisés. « Les conséquences pour les animaux peuvent survenir à court mais aussi à moyen terme
, réagit sa présidente Lamya Essemlali pour TF1. On va voir dans les prochains jours comment ils réagissent
. »
Pourquoi les dauphins espagnols ont-ils été envoyés en Chine ?
Le parc espagnol, membre de l’Association européenne des zoos et des aquariums, n’accueille plus de dauphins depuis le départ de ses neuf cétacés vers la Chine en septembre 2025. Ce transfert avait suscité les craintes des associations d’un voyage des dauphins de Marineland vers la Chine, une fois arrivés en Espagne.
Mais selon un spécialiste du secteur, ce scénario ne va pas se reproduire. « Depuis quelques années, Parques Reunidos souhaite arrêter d’avoir des dauphins
, explique-t-il. Ils ont par exemple fermé le delphinarium du zoo de Madrid
. »
Et de poursuivre : « À un moment, le programme européen qui gère le sujet des cétacés en captivité au niveau du continent mais aussi la diversité génétique de cette population (EEP pour European endangered species programme) s’est donc retrouvé avec des parcs qui ferment et pas de nouvel hébergement en Europe. C’est alors que des parcs situés en Chine ont émis le souhait d’intégrer ce programme d’échange. C’est dans ce cadre que Parques Reunidos a envoyé ses neuf dauphins de Malaga à Hainan, en Chine
. »
« Pas de spectacle » des dauphins à Malaga
Les parcs chinois ayant accepté de joindre l’EEP ont eu pour obligation de respecter les conditions strictes fixées par le programme, notamment en termes de bien-être animal. « Mais depuis, la situation économique des parcs de ce type en Chine est relativement fluctuante
, poursuit cet expert. Ils marchent très bien certaines années, d’autres pas du tout. Dans ce contexte incertain, ce genre de transfert n’a désormais plus l’aval de l’EEP
. »
À Malaga, le delphinarium avait été fermé après le départ des neuf cétacés en Chine. Il n’a été rouvert et remis en état que pour l’arrivée des huit dauphins de Marineland. « Il n’y aura ni spectacle des dauphins ni présentation pédagogique au public
« , assure une source interne, précisant que le public pourra simplement les apercevoir dans leurs bassins.
Sur ce sujet, la loi espagnole fait la distinction entre les delphinariums et les zoos. « L’esprit de cette loi est de dire que les delphinariums en Espagne sont appelés à fermer
, nous éclaire un expert. Donc les animaux ne peuvent plus s’y reproduire, mais contrairement à la France, ils peuvent rester dans les delphinariums, donc ça ne crée pas de crise du logement. À l’inverse, les zoos, eux, peuvent héberger des cétacés dans le cadre de programmes de recherche et de conservation, s’y reproduire et être présentés au public lors de démonstrations pédagogiques
. »
C’est le cas par exemple du Loro Parque de Tenerife, aux Canaries, qui doit accueillir les deux orques de Marineland, peut-être à l’automne.
Pour les huit dauphins de Marineland, Malaga est surtout censé être un lieu d’accueil temporaire, du moins dans l’esprit de Parques Reunidos, qui compte sur l’ouverture du futur delphinarium de Beauval.
Problème, ce projet, présenté comme la solution à l’hébergement des dauphins en captivité en Europe, est retardé en raison des nombreux recours déposés par les associations. « Cette opposition systématique à toute solution rend la situation très compliquée
« , conclut, inquiet, un spécialiste des cétacés.











