- Le conseil de Paris vient de décider d’augmenter très fortement la taxe sur les logements vacants.
- L’objectif est de lutter contre la pénurie de biens immobiliers alors que 10% du parc immobilier parisien sont concernés.
- Notre journaliste économie Catherine André fait le point sur LCI.
Une volonté de lutter contre la pénurie de biens immobiliers. Le Conseil de Paris, à majorité de gauche, a annoncé le 18 juillet la mise en place d’une surtaxe sur les logements vacants avec pour but de remettre sur le marché 20.000 logements sur les 140.000 biens inoccupés recensés dans la capitale. Ces derniers représentent ainsi 10% du parc immobilier parisien.
« La mairie veut pousser les propriétaires concernés à remettre leurs biens en location ou à les vendre. Donc l’instrument qui a été choisi, c’est d’augmenter très fortement la pression fiscale, de doubler la fameuse taxe sur les logements vacants
« , précise notre journaliste économie Catherine André sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
Pour bien comprendre le contexte, il faut savoir que cette taxe sur les logements vacants s’élève aujourd’hui à 17 % au bout d’un an d’inoccupation. « À partir du 1er janvier 2027, ça passera à 30%. Et au bout de deux ans de vacance, ça passera de 34% à 60%. Donc c’est une augmentation qui est absolument énorme
« , ajoute la spécialiste.
Catherine André souligne toutefois « qu’il n’y a pas vraiment d’effet garanti
« . Au regard des taxes mises en place auparavant, on constate que les recettes ont beaucoup augmenté, mais sans impact significatif « sur le stock de logements vacants
« , d’après les travaux de la Cour des comptes.











