L’annonce a été faite sur Telegram. Boris Nadejdine, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2024, affirme être « réduit au silence » et « poussé hors de la politique ». « Ma capacité à faire légalement de la politique dans l’opposition en Russie est épuisée. J’espère que ce n’est que temporaire », écrit-il.
En cause : son inscription, le 10 juillet par le ministère russe de la Justice, comme « agent de l’étranger », ainsi que sa condamnation, vendredi 17 juillet, à une amende de 1 000 roubles (environ 11 euros) pour « démonstration de symboles extrémistes ». En vertu du code électoral russe, ces deux décisions l’empêchent d’être élu à la Douma, la chambre basse de l’Assemblée fédérale en Russie.
Une candidature désormais impossible
L’opposant de 63 ans a affirmé ne pas vouloir « mettre en danger » ses soutiens. Il renonce donc à déposer auprès de la commission électorale « les centaines et centaines de signatures » qu’il assure avoir recueillies pour valider sa candidature aux élections législatives. Boris Nadejdine est convaincu que cette popularité est à l’origine des poursuites engagées contre lui.
Vendredi 17 juillet, à l’issue d’une audience marquée par un malaise de l’opposant et l’intervention de secours, l’ancien député de la Douma (2000-2003) avait dénoncé un « État malade », estimant que les autorités cherchaient à l’empêcher de se présenter au scrutin. Il était poursuivi pour avoir partagé sur Telegram, en 2023, l’annonce d’une émission d’une autre opposante dans laquelle apparaissait brièvement une photo de l’opposant Alexeï Navalny.
« Maintenant, je dois comprendre comment continuer à vivre, a confié Boris Nadejdine. J’espère rester en vie et libre. Je suis sûr que tout ira bien, même si ce n’est pas pour tout de suite. »
À lire aussiRussie: la justice condamne l’opposant russe Boris Nadejdine à une amende et l’empêche de se présenter aux élections











