L’enquête dans l’affaire des « viols fimées » en milieu de libertin en Gironde continue d’avancer. Une nouvelle vague de mise en examen a été confirmée par le parquet de Bordeaux, ce vendredi 17 juillet. Cinq hommes supplémentaires, portant le total à 19, sont désormais visés par la justice.
À ce stade de l’enquête, six victimes ont été identifiées, dont cinq se sont constituées parties civiles, a déclaré à l’AFP Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux, confirmant des informations du quotidien Le Monde.
« Des viols collectifs commis par le compagnon et des hommes qu’il invitait »
L’affaire a débuté en 2023 lorsque l’une des victimes a déposé plainte contre son ex-conjoint, né en 1969, dénonçant « des viols collectifs commis par son compagnon et des hommes qu’il invitait », selon le parquet de Bordeaux.
D’autres compagnes successives de cet homme, entendues ensuite par les enquêteurs, ont déclaré avoir subi la même horreur.
Au printemps 2025, une première vague d’interpellations a conduit à la mise en examen et au placement en détention provisoire de quatre hommes, alors âgés de 40 à 57 ans, dont l’ex-conjoint. Ils sont poursuivis pour des viols avec actes de torture et de barbarie commis entre 2011 et 2024 – l’un d’eux étant aussi poursuivi pour complicité -, et encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Des coups de filet successifs ont concerné quatre hommes en juin 2025 puis six autres en décembre 2025.
Des dizaines de vidéos retrouvées
Des dizaines de vidéos ont été retrouvées au domicile de l’ex-conjoint, un quinquagénaire travaillant dans la maintenance. Au moment de son interpellation, ce dernier ne contestait pas « les pratiques » mais bien « le fait que cela puisse constituer des faits de viols », selon son avocat Me Julien Plouton.
L’exploitation des images a permis de caractériser l’absence de consentement des femmes, avait de son côté souligné le parquet, évoquant « des hurlements de douleur ». Selon Le Monde, une centaine d' »objectifs potentiels » (participants identifiés) ont été recensés par les enquêteurs.
Outre l’identification de certains participants, les vidéos ont permis de localiser des lieux de tournage: au domicile du principal mis en cause, dans des clubs libertins de la métropole bordelaise, sur la voie publique à Bordeaux mais aussi dans l’Hérault et le Gard.
Article original publié sur BFMTV.com











