- La canicule met les cultures à rude épreuve.
- Pour sauver les récoltes ou réduire l’utilisation des pesticides, les agriculteurs peuvent déjà compter sur des robots ou des drones, mais aussi sur des couvertures intelligentes.
- Les innovations technologiques pourraient être une révolution, mais la seule limite est le coût.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Des parasols au beau milieu des vignes. L’idée peut sembler surprenante, mais c’est peut-être cette technologie qui permettra de sauver les récoltes (nouvelle fenêtre). Jean-Yves Bizot, producteur de vin au sein du domaine Bizot à Vosne Romanée, en est convaincu. C’est pour cette raison qu’il y a deux ans, il a investi dans des couvertures intelligentes, pour le moment au stade de l’expérimentation. « Si je suis ailleurs et qu’ils annoncent un orage de grêle, je peux déployer ça depuis mon téléphone »,
explique ce dernier dans le reportage en tête de cet article. En plus de la grêle, les parasols protègent du gel et des fortes chaleurs, le tout sans dénaturer le paysage ni altérer la qualité du vin. « Pour moi, c’est une démarche qui va de l’avant, c’est pour le futur »,
estime-t-il.
Pour les agriculteurs qui ont vu leurs récoltes dévastées par les aléas climatiques, cette technologie pourrait être une révolution. Seule limite aujourd’hui : son coût. Pour couvrir cette parcelle de 150 mètres carrés, Jean-Yves Bizot a par exemple dû dépenser près de 20 000 euros.
Certaines solutions déjà sur le marché
En première ligne face au dérèglement climatique, les agriculteurs n’ont parfois pas d’autre choix que d’y mettre le prix. Capteur, robot, drone… la technologie se développe pour leur venir en aide. Au Royaume-Uni, un robot cueille des fruits et est aussi capable de distinguer les fraises mûres de celles qui ne le sont pas, pour augmenter la rentabilité. Une société américaine a, quant à elle, imaginé un robot qui, grâce aux UV, protège les plants des attaques de champignons. Il permettrait de diminuer l’utilisation de produits chimiques. Certaines solutions sont déjà sur le marché.
A Cuvillers, dans le nord de la France, Arthur Gruson, agriculteur a investi dans une machine capable de pulvériser des pesticides au centimètre près. « Là, on a les oignons en vert et les petites taches rouges, en fait, ce sont toutes les adventices qu’elle détecte, les mauvaises herbes, en gros, et ce sont justement ces zones rouges qui seront uniquement traitées. Et tout ce qui est en vert ou qui n’a pas de couleur, il n’y aura rien du tout »,
détaille-t-il. Grâce à ses caméras haute vitesse, la machine capture des images du sol en temps réel. La pulvérisation est ultra-précise, capable de cibler une surface aussi petite qu’une pièce de monnaie.
Quel intérêt ? « Économie de produits, préservation des sols, du coup, on gagne en qualité, on gagne en rendement. Tout se suit »,
estime le jeune agriculteur qui, depuis l’achat de sa machine en mars, estime avoir produit près de 30% d’oignons supplémentaires.
Alors pourquoi les producteurs hésitent-ils encore ? Notamment en raison du prix, à savoir 150 000 euros, un coût qu’Arthur Gruson ne pourra pas amortir sans aide de l’État. Pourtant, d’ici 2030, le ministère de l’Agriculture prévoit de réduire de 50% l’utilisation de pesticides.











