« Un Donald Trump au comportement erratique et parfois irascible a déclaré ressentir un « immense amour » de la part des dirigeants occidentaux lors du sommet de l’Otan, quelques heures seulement après les avoir vivement critiqués au sujet de leurs dépenses de défense et de leur refus de soutenir les États-Unis » dans leur guerre contre l’Iran, résume The Guardian.
De fait, selon tous les observateurs, ce sont « les messages contradictoires du président américain » qui ont marqué mercredi les dernières heures du sommet de deux jours à Ankara, d’abord marqué par plusieurs déclarations à l’emporte-pièce du milliardaire, qualifiant notamment l’Espagne de « cause perdue » et réaffirmant ses visées sur le Groenland.
« Il a ensuite adopté un ton plus conciliant lors d’une réunion à huis clos rassemblant 32 dirigeants de l’Otan en fin de matinée », observe le titre britannique. « Il n’y a évoqué ni le Groenland ni ses critiques antérieures, assurant au contraire à ses alliés : « Nous voulons rester avec vous » « .
« C’était une excellente réunion, il y avait beaucoup d’amour dans cette salle, beaucoup d’unité », s’est ému le président américain en clôture du sommet, lors d’une conférence de presse quelque peu « décousue », durant laquelle il a aussi « vanté les mérites de l’homme fort de la Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan, a mis en avant la bonne santé de l’économie américaine et a affirmé être « numéro 1 sur TikTok » « , précise le quotidien.
« Ce fut un basculement soudain de l’affrontement à l’affection en l’espace de quelques heures à peine, illustrant la vaste palette d’émotions manifestées par le dirigeant américain au tempérament imprévisible », confirme Euronews.
« Cela s’est reflété dans la déclaration finale » du sommet, dans laquelle les dirigeants de l’Otan ont réaffirmé leur « engagement indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle inscrite à l’article 5 du traité de l’Alliance, qui stipule qu’« une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », relève la chaîne européenne.
[…] Lire la suite sur Courrier international











