- Paris va accueillir durant près de deux mois l’Esports World Cup.
- Cette compétition est généralement présentée comme la « Coupe du Monde de l’esport » et va rassembler quelque 2000 joueurs.
- Porté par l’Arabie saoudite, l’événement a été délocalisé en France en urgence en raison de la guerre au Moyen-Orient.
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Au cours des sept prochaines semaines, les plus grandes stars mondiales de l’esport vont s’affronter par écrans interposés à Paris. La capitale accueille pour la première fois l’Esports World Cup (EWC), une compétition de jeux vidéo pharaonique portée par l’Arabie saoudite. Du 6 juillet au 23 août, la France va devenir l’épicentre de l’esport avec l’EWC : un événement qui se distingue de la plupart des autres compétitions de jeux vidéo puisqu’il réunit des tournois très variés : les champions de League of legends croiseront ceux de Dota 2, mais aussi ceux de Valorant, Rocket League ou encore Tekken.
Des sommes faramineuses mises en jeu
Présentée comme la « Coupe du monde de l’esport », cette compétition, créée en 2024 et financée par le fonds souverain d’Arabie saoudite, voit s’affronter des clubs et non des pays, comme le titre pourrait le faire penser. En quelques années à peine, le tournoi est devenu l’un des points culminants de la saison esportive. Cela s’explique par sa grandeur, son format unique ou son aspect mondialisé…Mais aussi et surtout par sa dotation colossale : 75 millions de dollars, ce qui rend la participation à l’événement particulièrement attrayante pour les clubs. « Les gains sont énormes »
, assure à l’AFP Nicolas Besombes, sociologue de l’esport. « Cela représente une source de revenus et un gain financier important (pour des structures avec) un modèle économique encore précaire. »
De « Zywoo », le Français devenu la référence mondiale de Counter-Strike, à « Faker », icône éternelle de League of Legends et trésor national de Corée du Sud, environ 2000 joueurs issus de quelque 200 clubs sont attendus à Paris pour en découdre. Des stars de leur discipline qui devaient à l’origine être rassemblées à Riyad comme lors des deux premières années. Cette édition 2026, en raison de la guerre au Moyen-Orient, a finalement été délocalisée en catastrophe en France à la fin, une décision prise à la fin du mois de mai . « Tout avait été conçu pour Riyad, tout était prêt à démarrer. Puis lorsque nous avons pris la décision de déplacer la compétition à Paris, nous avons dû tout repenser en très peu de temps »
, explique Mike McCabe, directeur général adjoint et directeur des opérations de la Esports Foundation, l’institution liée au gouvernement saoudien qui organise l’EWC.
Paris est véritablement le centre névralgique de l’esport européen
Paris est véritablement le centre névralgique de l’esport européen
Mike McCabe, directeur général adjoint et directeur des opérations de la Esports Foundation
Les autorités françaises se sont mobilisées pour que la capitale française accueille l’événement. « Emmanuel Macron est un défenseur incroyable de l’esport et il se consacre avec une passion extraordinaire à sa promotion »
, assure ainsi Mike McCabe. Il ajoute que « Paris est véritablement le centre névralgique de l’esport européen »
.
Notons que le coup d’envoi officiel de l’événement sera donné le 8 juillet, avec une conférence de presse à l’Hôtel de Ville en présence de la ministre des Sports et de la Jeunesse Marina Ferrari et du maire de Paris Emmanuel Grégoire. La présence du Prince Faisal bin Bandar bin Sultan est aussi annoncée, en tant que membre de la famille royale saoudienne et du conseil d’administration de l’Esports Foundation.
Au cours de la soirée, une cérémonie d’ouverture réunissant trois immenses stars de la musique française actuelle est programmée. Aya Nakamura, Theodora, DJ Snake sont attendus sur scène. Durant tout l’été, la compétition esportive se déroulera principalement au Parc des expositions de la Porte de Versailles, dans le sud de la capitale.











