Avec notre correspondant à Abuja, Moïse Gomis
Le Nigeria autorise toujours la peine de mort mais la dernière exécution remonte à 2016. Alkali Yarima devrait purger, au minimum, la réclusion à perpétuité, avec une faible probabilité de sortir de prison vivant.
Selon le Ministère public, Alkali Yarima a reconnu avoir rejoint Boko Haram en 2009. Il aurait fait allégeance à Mohammed Yusuf, fondateur, à l’époque, de ce groupe extrémiste. Originaire de Mafa, une localité située à 55 km de Maiduguri, Yarima était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».
Participation active
Le juge James Omotosho le condamne donc à la peine de mort pour sa participation active aux vagues d’attentats ayant frappé Maiduguri en 2015. Alkali Yarima devrait purger la réclusion à perpétuité, pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement au maniement d’armes, en vue de commettre des actes de terrorisme. Cinq autres chefs d’accusation lui valent des peines allant de dix à trente-cinq ans.
C’est le procureur général de la Fédération, Lateef Fagbemi, qui a mené l’équipe chargée des poursuites lors de ce procès. Également ministre de la Justice, Lateef Fagbemi a réaffirmé, devant la presse, l’engagement des autorités nigérianes dans la lutte contre le terrorisme.
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