- Andy Burnham apparaît comme le candidat naturel à la succession de Keir Starmer.
- Le député travailliste a déjà tenté à deux reprises de prendre la direction du parti.
À 56 ans, Andy Burnham est désormais pressenti pour succéder à Keir Starmer, en position de faiblesse dans les sondages et dans les urnes. Malgré la volonté du Premier ministre de se maintenir au pouvoir, il se pourrait que la transition se fasse plus tôt que prévu après l’élection d’Andy Burnham comme député. Portrait de cet élu local du nord, qui n’est pas à sa première tentative de prendre la direction du parti travailliste et celle du pays.
Un ancrage local dans le Nord
Né à Liverpool en 1970, Andy Burnham a grandi dans une banlieue résidentielle du district de Warrington, dans le nord-ouest de l’Angleterre, et a développé très tôt un intérêt pour la politique. Supporter du club d’Everton, c’est finalement vers les médias qu’il se tourne dans un premier temps, une fois son diplôme en poche. Un temps seulement : alors âgé d’une vingtaine d’années, il devient l’assistant de la députée de Dulwich de l’époque, Tessa Jowell, aujourd’hui décédée, puis de West Norwood.
Andy Burnham rejoint rapidement les arcanes du pouvoir britannique en devenant conseiller spécial du secrétaire à la Culture, Chris Smith. En 2001, il obtient un ancrage local en étant élu député de sa ville natale de Leigh, dans le Grand-Manchester. Il devient ensuite le maire travailliste du Grand-Manchester de 2017 à 2026, siège qu’il abandonnera le 19 juin lorsqu’il sera réélu membre du Parlement. Selon sa fiche parlementaire (nouvelle fenêtre), Andy Burnham a occupé durant sa carrière divers postes au gouvernement, de secrétaire d’État à la Santé, secrétaire d’État à la Culture ou encore de secrétaire en chef du Trésor.
Le grand favori à la succession de Keir Starmer se décrit lui-même comme le partisan d’un « socialisme pro-entreprises ».
Mais en coulisses, il est surnommé le « roi du Nord », en référence à un personnage de « Game of Thrones », pour les mesures de protection de sa région pendant la pandémie en 2020. Andy Burnham a déjà échoué à prendre la tête du parti travailliste. Il a plus exactement été battu à deux reprises, en 2010 par Ed Miliband puis en 2015 par Jeremy Corbyn.
Cette fois sera peut-être la bonne pour la personnalité travailliste préférée des Britanniques, avec 75% de notoriété, selon un sondage YouGov. « C’est la dernière chance pour changer »
le parti, a d’ailleurs répété le député devant ses soutiens, le jour de son élection.











