- Durant chaque canicule, on observe une augmentation du nombre de noyades dans les lacs, les rivières et la mer.
- Le mois dernier, lors de la précédente vague de chaleur, une quinzaine de personnes se sont noyées.
- Cette fois, les plans d’eau vont-ils être davantage surveillés ? TF1 fait le point dans toute la France.
« Danger de mort. »
Voici le message de ces panneaux installés en bord de Loire à Tours, visible dans notre reportage en haut de cette page. Mais pour certains, la tentation est trop forte. « C’est
le seul lieu
où on peut se rafraîchir qui est à portée de tout le monde »
, témoigne une jeune femme face à notre caméra. « Par contre, on fait attention, on y va souvent en groupe et tout. Là, on s’est un peu aventurés, mais on s’en va pas non plus si loin de base »,
tempère une autre.
On ne peut pas aménager aussi facilement que cela un lieu de baignade
On ne peut pas aménager aussi facilement que cela un lieu de baignade
David Lebourg
Pourtant, au même endroit, il y a trois semaines, un jeune homme de 24 ans s’est noyé. Emporté par les forts courants qui traversent le fleuve. Pour dissuader les baigneurs, la police municipale patrouille. Impossible pour la mairie d’autoriser la baignade dans la Loire, ni de créer de zones surveillées.
« On a des mesures de
protection
qui sont générales, avec beaucoup de biodiversité animale et végétale, qui font qu’on ne peut pas aménager aussi facilement que cela un lieu de baignade »,
justifie David Lebourg, directeur général des services techniques de Tours, auprès de TF1.

Partout en France, les arrêtés de baignade sont bravés. Nos reporters se sont rendus dans une carrière désaffectée en Bretagne, qui mesure jusqu’à 80 mètres de profondeur. Au fond, il fait 12 degrés et des bouts de ferraille abandonnés jonchent le sol.
Qu’importent les risques, Mathieu vient ici en toute illégalité depuis dix ans. « Ça fait des années qu’on fait ça, donc on a une expérience, une connaissance, qui fait qu’on peut aujourd’hui sauter de 11 mètres, 16 mètres »
, estime l’homme à notre micro.
Des baignades en zone surveillée voient le jour
Pour son plongeon filmé par nos équipes, il encourt jusqu’à 350 euros d’amende. Alors certaines municipalités s’adaptent. A Paris, il y a trois semaines, sous les yeux des agents municipaux, des jeunes sautaient dans le canal Saint-Martin depuis un pont. Aujourd’hui, la mairie a changé d’avis : la baignade autorisée dans une zone désormais surveillée.
« Il y a beaucoup d’enjeux de sécurité, et c’est un partenariat qu’on a mené avec la préfecture de police, avec la préfecture de la région, pour faire en sorte de pouvoir sécuriser la baignade. C’est plusieurs milliers d’euros par jour »
, explique à TF1 un responsable du site employé de la Ville de Paris. Cette zone de baignade restera ouverte le temps de l’épisode de chaleur.
Lors de la dernière vague de chaleur, plusieurs accidents de baignade ont été recensés dans tout le pays, dont certains mortels. Nos reporters ont comptabilisé une quinzaine de morts.











