- Il est indispensable de prévoir quelques médicaments ou soins de premiers secours chez soi.
- Inutile toutefois de surconsommer et de se retrouver avec des médicaments qui périment.
- Dans « Bonjour ! Avec vous », le pharmacien Aurélien Tesson répond aux questions des téléspectateurs à propos des indispensables de l’armoire à pharmacie.
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vie pratique
Il est important de garder chez soi quelques essentiels de la pharmacie en cas d’urgence. Seulement, le but n’est pas de surconsommer. « On veut toujours en avoir le plus possible, mais l’idée ce n’est pas de recréer un mini-hôpital »
, lance le pharmacien Aurélien Tesson, invité dans « Bonjour ! Avec vous » ce jeudi 11 juin.
Selon l’expert, trois types de médicaments suffisent. Il identifie dans un premier temps deux indispensables : un antidouleur ou antipyrétique (paracétamol), ainsi qu’un antiseptique pour désinfecter les plaies et les égratignures. Pour le troisième produit, Aurélien Tesson préconise par exemple un antidiarrhéique en cas de crise de gastro-entérite, un antispasmodique pour les maux de ventre ou encore un antihistaminique en cas d’allergies. « Ça va être en fonction de qui vous avez à la maison… »
, note le pharmacien qui conseille surtout de choisir ses indispensables en fonction de sa famille, des antécédents de chacun, mais aussi de votre lieu de résidence. « Si vous habitez dans le nord comme moi, l’anti-moustique n’est peut-être pas indispensable ! »
, souligne-t-il.
Cette erreur à éviter avec ses vieux médicaments
À la fin d’un traitement antibiotique, il se peut qu’il vous reste quelques comprimés. Si certains sont peut-être tentés de les conserver pour une prochaine fois, le pharmacien insiste sur le fait qu’il s’agit d’une fausse bonne idée. « S’il vous en reste, vous n’en aurez sûrement pas suffisamment pour faire une cure assez efficace »
, dévoile-t-il dans un premier temps, expliquant que le corps peut alors développer des antibiorésistances qui ne vont par la suite résister aux médicaments. « Ça peut être dramatique »
, insiste-t-il.
De même, Aurélien Tesson déconseille de conserver n’importe quel médicament périmé. Un médicament dont la date de péremption est dépassée perd forcément en efficacité. « Il ne faut pas écarter le risque de toxicité »
, ajoute le professionnel de santé.
Comment se préparer face aux petites plaies du quotidien ?
Côté pansements, le pharmacien recommande d’opter pour une bande à découper. « Il n’y a jamais la bonne taille dans les lots de pansements »
, commente Aurélien Tesson. Pour que la bande à découper adhère mieux, il conseille de découper les bords en arrondi. De même, il est inutile selon lui de se laisser happer par certaines mentions, comme les pansements waterproof. « Une bande résistante va bien résister à un petit passage sous l’eau… »
, poursuit-il. Ce conseil n’est toutefois pas applicable pour les pansements spécifiques, notamment pour les brûlures ou les ampoules.
Pour les antiseptiques, le pharmacien souhaite déconstruire l’idée reçue selon laquelle le produit va piquer. « La chlorhexidine est l’antiseptique qu’il faut avoir, car ça ne pique pas, c’est incolore, inodore et très efficace »
, précise-t-il tout en déconseillant fortement les alcools qui ont tendance à cuire la zone et à retarder la cicatrisation.











