- Les États-Unis envisagent d’instaurer de nouveaux droits de douane à une soixantaine d’économies, après l’annulation par la Cour suprême des précédentes surtaxes en la matière.
- Washington invoque des précautions insuffisantes des pays concernés vis-à-vis de l’importation de biens issus du travail forcé.
Les États-Unis planchent sur des droits de douane supplémentaires. À l’issue de travaux de plusieurs semaines, débutés en mars dernier pour trouver un moyen de contourner les dernières décisions défavorables de la Cour suprême en la matière, le représentant américain au commerce (USTR), Jamieson Greer, propose d’imposer des surtaxes douanières à une soixantaine de pays. Le motif invoqué est qu’ils combattraient insuffisamment l’importation de biens issus du travail forcé. « Il est inacceptable que nos principaux partenaires commerciaux ne s’attaquent pas à l’importation de biens fabriqués au moyen du travail forcé »
, martèle Jamieson Greer, dans un communiqué publié mardi 2 juin.
Dans le détail, Washington pourrait mettre en place des droits de 12,5% à environ 45 pays ayant échoué à instaurer une interdiction de l’importation de biens issus du travail forcé. Le Canada, l’Équateur, l’Union européenne, l’Indonésie, le Mexique et le Pakistan, qui disposent d’une telle interdiction mais dont les efforts pour l’appliquer sont jugés insuffisants, pourraient se voir appliquer un taux réduit à 10%. Le traitement pourrait être similaire pour le Royaume-Uni, dont la réglementation est jugée trop partielle.
Depuis l’invalidation de ses précédents droits de douane par la Cour suprême – estimant que le texte de 1977 (l’IEEPA) sur lequel la Maison Blanche s’était appuyée ne lui permettait pas d’imposer des surtaxes -, l’administration Trump cherche une base juridique plus solide. Le nouveau dispositif proposé épargnerait une longue série de produits précédemment concernés, parmi lesquels les semi-conducteurs, le bœuf, le café ou des fruits.











