Peu importe le flacon, tant qu’on a l’ivresse de la victoire. Un an après la finale gagnée facilement contre l’Inter Milan, le PSG a cette fois dû longuement batailler pour conserver sa couronne de champion. Menés, bousculés puis finalement libérés lors des tirs au but, Paris reste champion d’Europe.
Avant ce moment de soulagement, il y a eu une nouvelle journée folle. Après Munich l’an dernier, c’est donc vers Budapest que les fans de Paris ont convergé. Il venait de la capitale française, de l’Hexagone et même du monde entier, rassemblé par une passion rouge et bleue.
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Beaucoup étaient déjà de la partie il y a douze mois. Après la folie douce de Munich, il régnait davantage de sagesse à Budapest. La force de l’habitude déjà pour les Parisiens? Peut-être un peu. Ou bien une forme de respect pour leur adversaire du soir qui, de l’aveu de plusieurs fans, « inquiète davantage que l’Inter Milan ». Prémonitoire ?
De son côté, Luis Enrique a fait le choix de la continuité entre les deux finales. Il a reconduit les dix joueurs de champ de Munich. Tant pis s’ils n’ont disputé que 7 minutes ensemble cette saison et tant pis pour Warren Zaïre Emery, principal victime de ce choix, qui va ronger son frein sur le banc à l’entame du match alors même qu’il était le Parisien le plus utilisé cette saison.
La bataille des tifos est à la hauteur de l’évènement. Côté Parisiens, on rappelle que la Coupe a été conquise et que toute une ville veille sur elle. Côté Arsenal, on insiste sur la longue histoire du club du nord de Londres et une petite horloge rappelle que les Gunners ont attendu leur heure suffisamment longtemps.
Une douche froide offerte par Havertz
Message reçu cinq sur cinq par les joueurs. Arsenal ouvre d’entrée le score. Sur un contre favorable, Kai Havertz prend le large sur la défense parisienne et crucifie Safonov qui a mal fermé son angle (6e, 1-0).
Les supporters parisiens en avaient cauchemardé, les Gunners l’ont fait. Une ouverture précoce du score qui leur permet de gérer le match comme ils savent faire : en abandonnant le ballon à leur adversaire, en souffrant de manière regroupée, quitte à n’offrir aucun spectacle. Raya et ses défenseurs commencent même déjà à gagner du temps sur les sorties de but.
Les fans parisiens ne désarment pas. Armés de leur tambour, ils poussent leurs joueurs, se faisant entendre face à des Anglais plus mutiques. Sur le terrain, Paris tente de s’organiser. Les hommes de Luis Enrique ont le ballon, tentent de percer le coffre-fort adverse mais ne trouvent pas la faille. Les attaquants sont en panne de solution. Désiré Doué a beau multiplié les dribbles, il bute sur les adversaires. Dembélé est sevré de ballon.
Après la pause fraîcheur, Arsenal manque de cueillir une nouvelle froid Paris malgré la harangue de Luis Enrique. Saka s’échappe à droite et centre. Safonov se jette pour repousser du poing (26e). Dans la précipitation, sa tête heurte Marquinhos. Le gardien russe reste de longues minutes à terre pour reprendre ses esprits. Et comme les ennuis – pour rester poli – volent en escadrille, c’est bientôt Nuno Mendes qui a un pépin physique lors d’une offensive (32e).
La frustration monte côté parisien. Hakimi se prend la tête avec Havertz sur une touche. Les occasions sont rares et la meilleure reste un pétard lointain de Fabian Ruiz, que Raya bloque en deux temps (45e+5).
Un penalty et Dembélé pour égaliser
Au retour des vestiaires, l’arbitre avertit d’entrée Mosquera pour un énième gain de temps. Peu après, Saka est également sanctionné pour un excès d’engagement sur Désiré Doué. Hakimi se charge du coup franc dans l’axe. Raya cependant veille (53e).
Dos au mur, les Parisiens tentent d’emballer ce début de deuxième période, où Arsenal est toujours très bas. Les supporters anglais se réveillent enfin, saluant bruyamment chaque bonne intervention de leurs joueurs… Ou huant chaque décision défavorable de l’arbitre.
Comme ce penalty sifflé après une faute grossière de Mosquera sur Kvaratskhelia en plein une-deux avec Dembélé. Les Gunners ont beau protesté et chahuté les Parisiens, la VAR confirme la décision arbitrale. Vitinha offre le ballon à Dembélé qui ne se fait pas prier pour égaliser d’un contre-pied.
Et il suffisait d’une étincelle pour que les supporters de Paris s’enflamment. Littéralement. Les fumigènes sont de sortie derrière le but de Raya provoquant une intervention immédiate des CRS hongrois. Dembouz’ n’en a cure et harangue la tribune (65e, 1-1).
Mikel Arteta prend les décisions qui s’impose. Le fautif Mosquera est remplacé par Timber tandis que le capitaine Odegard laisse sa place à Gyokeres. Une décision qui est proche de payer mais Safonov sauve les siens d’une sortie héroïque.
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Arsenal joue désormais plus haut. Au risque de s’exposer aux contres de son adversaire. Kvaratskhelia part seul en contre-attaque, se débarasse de Saliba et, à l’issue d’une chevauchée fantastique, heurte le poteau de Raya (77e). Sur corner, Dembélé dépose le ballon sur la tête de Pacho, qui manque le cadre (82e).
Les deux équipes se rendent coup pour coup. Le KO est proche des deux côtés. Cependant, juste avant la prolongation, Paris encaisse une mauvaise nouvelle : les champions en titre devront aller chercher leur titre sans leur Ballon d’Or : Dembélé quitte le terrain, en boîtant, remplacé par Gonçalo Ramos.
Le suspense est à son comble durant la prolongation. Madueke s’effondre dans la surface de réparation sur une intervention très musclée de Nuno Mendes. Tout Arsenal réclame un penalty mais l’arbitre ne bronche pas. Ce dernier finit par perdre patience après trois minutes de récriminations en sanctionnant Declan Rice et Mikel Arteta d’un jaune (103e).
La deuxième partie de la prolongation débute par un Raya qui sauve les siens en bondissant devant Ramos (107e). Mais globalement, les deux formations semblent à bout physiquement, attendant patiemment les tirs au but. Seules les tribunes ont encore de l’énergie malgré la tension. Deux coups de canon des Gunners font trembler une dernière fois les Parisiens (117e, 120e).
Et, au jeu des tirs au but, c’est finalement le PSG qui s’impose. Paris pense tenir le titre avec le raté d’Eze sur le deuxième penalty mais Nuno Mendes faillit à son tour. Tout reste à refaire.
Hakimi ne tremble pas. Tout comme Martinelli. Beraldo fait le travail mais Gabriel craque complètement devant les supporters parisiens en leur envoyant le ballon.











