Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a invité les États, lors de la conférence de presse qui a suivi la clôture de ces assemblées, à mettre l’accent sur l’industrialisation et la transformation locale des minerais.
Pour lui, « le continent dispose de ressources naturelles abondantes, mais il ne s’agit plus de les exporter à l’état brut. Il s’agit de les transformer. C’est tout le sens de la mobilisation à grande échelle des capitaux privés, et c’est aussi le sens du mécanisme de développement d’atténuation des risques, pour que les investissements à grande échelle puissent s’effectuer en Afrique. »
« Plusieurs paradoxes »
Exemple des pertes subies par le continent : l’Afrique exporte une tonne de bauxite brute à 63 dollars, tandis qu’elle importe une tonne d’aluminium, c’est-à-dire de la bauxite transformée, à 3 500 dollars, a pointé le président de la BAD.
De son côté, le ministre congolais du plan, Ludovic Ngatsé, a estimé qu’il était temps de passer des paroles à l’action : « L’Afrique est sujette à plusieurs paradoxes : on a une démographie incroyable. On a des richesses du sous-sol. On a des terres arables. On a tout. Maintenant, il faut arrêter de faire ce constat. Il faut mobiliser des ressources et travailler, faire que ce potentiel devienne une arme pour contribuer au développement et à la prospérité de nos populations », a-t-il affirmé. Selon les estimations de la BAD, l’Afrique va compter plus de deux milliards d’âmes à l’horizon 2050.
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