Avec notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas
C’est un petit pas de plus dans cette affaire qui n’en finit pas d’embarrasser l’Italie. La Cour européenne des droits de l’homme a notifié à Rome les deux plaintes déposées en février et en avril devant la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg par deux plaignants, après la fuite organisée d’Osama Almasri Najim, le chef de la police judiciaire de Tripoli.
Les deux plaignants accusent l’Italie de plusieurs violations de la Convention sur les droits de l’homme, dont le droit à la vie, et celui à être protégé contre la torture, les traitements inhumains et dégradants.
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Encore mineure lors de son arrivée en Libye, la première victime, ivoirienne, dénonce esclavage, violences sexuelles et torture perpétrées par les sbires d’Osama Almasri Najim. Elle était finalement parvenue à fuir en Italie en traversant la Méditerranée en 2017.
Le second plaignant, un Soudanais, a quitté le Soudan du Sud en guerre en 2018. Il a été détenu en Libye, à la prison Al-Jadida. L’homme a été forcé de combattre dans un groupe armée dirigée par Osama Almasri Najim.
Il avait une première fois porté plainte en Italie, contre les ministres de l’Intérieur et de la Justice, qui ont permis à Osama Almasri Najim d’échapper à la CPI. Mais il a été débouté.
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