Vendredi 29 mai, le collège des commissaires européens doit débattre de la relation entre l’Union européenne (UE) et la Chine. Dans la foulée, l’exécutif communautaire fera plusieurs propositions, qu’il compte soumettre aux chefs d’Etat et de gouvernement européens lors de leur réunion à Bruxelles, prévue le 18 juin. Surtaxe sur les véhicules électriques chinois, clause de sauvegarde sur l’acier, projet d’introduire une préférence européenne pour les secteurs stratégiques ou d’exclure Huawei de certains marchés européens… Ces dernières années, les Vingt-Sept ont pris des mesures inédites pour tenter de résister au rouleau compresseur chinois. Mais, dans un entretien au Monde, le vice-président exécutif de la Commission, Stéphane Séjourné, appelle l’Union à muscler son arsenal de défense commercial.
Qu’attendez-vous du débat sur les relations entre l’UE et la Chine ?
Ce doit d’abord être l’occasion de poser un constat. Celui que chaque jour, la Chine enregistre un excédent commercial d’un milliard d’euros vis-à-vis de l’Union. Celui que cela met 29 millions d’emplois à risque à court terme. On a sous-traité une grande partie de notre industrie et bientôt de nos services à la Chine. Et, si on ne fait rien, en 2027, notre déficit commercial atteindra 500 milliards d’euros. Ce n’est pas soutenable économiquement.
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