- Les pics de chaleur enregistrés ces derniers jours s’accompagnent d’une dégradation de la qualité de l’air.
- Plusieurs départements sont désormais touchés par un épisode de pollution à l’ozone.
- L’Île-de-France et la région Rhône-Alpes sont notamment concernées.
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Météo : un épisode de chaleur précoce sans précédent avant l’été
La chaleur harassante que subit la France depuis plusieurs jours entraîne une série d’effets pervers, à commencer par une dégradation de la qualité de l’air, qui se dégrade sur l’Hexagone. Celle-ci entraîne des épisodes de pollution à l’ozone sur plusieurs régions, comme l’Île-de-France et Rhône-Alpes, qui pourraient persister et s’étendre dans les prochains jours.
La liste des départements concernés pourrait s’allonger
Le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA) rapporte que ce mercredi, cinq départements ont dépassé le seuil d’« informations recommandation »
pour l’ozone, premier des trois seuils à risque. Il s’agit de la Loire, du Rhône, de l’Isère, de la Drôme et de l’Ardèche.
Ce seuil correspond à une concentration d’ozone de 180 microgrammes par mètre cube dans l’air. Lorsque ce niveau est atteint, les autorités informent la population et recommandent aux personnes sensibles de limiter les activités physiques intenses ainsi que l’exposition prolongée à l’extérieur. Notons par ailleurs que huit autres départements – Yvelines, Val d’Oise, Seine-et-Marne, Essonne, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Paris – sont placés au deuxième niveau d’alerte, appelé « dépassement persistant ».
Dans les jours qui viennent, cette liste pourrait s’allonger. La plate-forme nationale de prévision de la qualité de l’air Prev’air (nouvelle fenêtre) note que « la Normandie, les Hauts-de-France et la région Grand-Est pourraient aussi être affectées mais de manière plus localisée ».
Rappelons que l’ozone est un gaz irritant pouvant pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire. Il est susceptible de provoquer toux, sensation de brûlure dans les yeux ou essoufflement et aggraver les crises d’asthme ou les symptômes de personnes souffrant de maladies respiratoires.
Traditionnellement, les épisodes de pollution à l’ozone « étaient des phénomènes estivaux et concentrés sur quelques régions particulièrement chaudes à cette saison comme le sud-est ou Rhône-Alpes »
mais avec le réchauffement climatique ces pollutions ont tendance à gagner de nouvelles régions et à s’étendre et persister dans le temps, remarque Charlotte Lepitre, la directrice générale adjointe d’Atmo France, qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l’air en France. « Par le passé, on a déjà eu quelques épisodes de pollution à l’ozone très localisés en mai, mais là ce qui est étonnant c’est la quantité de territoires concernés »
, souligne-t-elle.
Cet épisode de pollution pourrait encore s’étendre à mesure que la chaleur monte et gagne de nouveaux territoires. Jeudi, Météo-France prévoit un mercure qui pourrait atteindre les 38-39°C dans le sud-est comme le Languedoc. Par ailleurs, les conditions anticycloniques et l’absence de vent ou de pluie ont tendance à « créer une sorte de couvercle qui va emprisonner les polluants »
et les empêcher de se disperser, favorisant la formation de nouvelles zones de pollution. « Une amélioration notable n’est pas attendue avant ce week-end »
, prévient Prev’air.











