« Même si nous sommes prêts à fournir l’électricité nécessaire, efforçons-nous de l’utiliser de manière réfléchie et judicieuse » : ce sont les mots du ministère indien de l’Énergie, alors que le pays fait face à une chaleur extrême. Dans la ville de Banda, dans l’État de l’Uttar Pradesh, à 450 kilomètres au sud-est de New Delhi, une température de 47°C a été enregistrée jeudi 21 mai, quelques jours après un pic à 48,2°C.
Avec cette température, des records de demande d’électricité ont été battus, comme l’a annoncé la chaîne d’information NDTV : « L’Inde a enregistré une forte demande d’électricité, dépassant les 270,82 gigawatts jeudi, ce qui nous rappelle que cette vague de chaleur est en train de tester simultanément nos infrastructures, notre système énergétique et notre capacité de santé publique ». Il s’agit d’un record de consommation dans l’histoire du pays.
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Une production d’électricité encore très dépendante du charbon
Avec les températures extrêmes, les transformateurs et câbles électriques usés et surchargés ont notamment provoqué des coupures de courant à certains endroits. Les températures nocturnes sont également très élevées, ce qui ne laisse que peu de répit à la population. Et ce qui provoque d’autant plus de demande en électricité, puisque la forte hausse « semble être liée à une utilisation accrue des appareils de climatisation », a relevé le ministère de l’Énergie dans un communiqué publié jeudi soir sur X.
L’Inde reste très dépendante du charbon et occupe la troisième place des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre. Le 21 mai, 62% de la demande en énergie du pays s’est appuyée sur l’énergie thermique, c’est-à-dire le charbon, 22% sur l’énergie solaire et 5% sur l’éolien et l’hydroélectricité. Alors que le gouvernement indien a pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2070, les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes, intenses et durables. De quoi interroger le pays sur son adaptation à des climats plus extrêmes.
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