- Le gouvernement va débourser 710 millions d’euros pour aider les Français qui subissent de plein fouet la crise des carburants.
- Parmi les professions qui vont bénéficier d’un coup de pouce, les aides à domicile et les taxis.
- Une équipe de TF1 a recueilli les réactions de ces « grands rouleurs ». Reportage.
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Le 20H
Sa voiture, c’est son outil de travail. À 90 euros le plein, Frédérique subit de plein fouet l’augmentation des prix des carburants. « Les conséquences sont quand même dramatiques sur nos budgets, notre pouvoir d’achat »
fustige l’automobiliste. Au total, elle parcourt 9.000 kilomètres par an et perçoit 1.000 euros de salaire, elle entre donc dans la catégorie dite « des grands rouleurs »
et va donc bénéficier de l’aide du gouvernement.
Une prime qui sera doublée de 50 à 100 euros, un coup de pouce bienvenu, mais « insuffisant » selon Frédérique. « Même si la prime est doublée de 100 euros, il faudrait une compensation beaucoup plus importante pour qu’on puisse au quotidien vivre de nos salaires et non pas obtenir des aides »
, souligne-t-elle dans la vidéo visible en tête de cet article.
Comme elle, 3 millions de Français, gros rouleurs, bénéficieront de cette aide. Une nouvelle profession entre dans le dispositif de soutien du gouvernement, les aides à domicile comme Rose. Ces indemnités kilométriques vont être relevées, une économie d’environ 20 centimes par litre. « Ça mettrait un peu de beurre dans les épinards, ce serait une petite bouffée d’oxygène si je veux me payer un petit resto ou quelque chose, mais bon sans faire trop d’excès non plus »,
tempère-t-elle au micro de TF1. Elle a fait ses calculs, cela représenterait 10 euros d’économie sur son plein.
Autre aide, la possibilité de louer un véhicule électrique pour 50 euros par mois via un leasing social dédié. Eux espéraient des aides financières sur les carburants, le gouvernement incite plutôt les taxis à passer à l’électrique. Grâce à un bonus automobile élargi pour l’achat d’un nouveau véhicule, Olivier serait prêt à passer le cap : « Si je passais à l’électrique pour le même nombre de kilomètres, on serait dans les alentours de 250-300 euros par mois. Ce serait une économie très intéressante sur le long terme. »
Quant aux dépanneurs, mobilisés hier matin devant le ministère de l’Économie, des mesures pourraient être annoncées dans les prochains mois.











