- Les ventes de voitures électriques ont bondi en 2026.
- Nombreux hésitent encore à passer le pas.
- Le journaliste automobile Jean-Rémy Macchia répond aux téléspectateurs de « Bonjour ! Avec vous ».
Suivez la couverture complète
Auto
Depuis le début de l’année 2026, les ventes de voitures électriques ont bondi de 48%. L’augmentation des prix de l’essence peut motiver les Français à changer leurs habitudes pour passer à l’électrique. Néanmoins, à la question « avez-vous envie de passer à la voiture électrique
« , les téléspectateurs de « Bonjour ! Avec vous » ont répondu « non » à 75%. Parmi ceux qui sont tentés, le point primordial est de trouver des modèles abordables avec une grande autonomie. « Pour faire le plein, c’est très long. Donc le problème d’autonomie est central »
, assure Jean-Rémy Macchia, journaliste spécialisé dans le secteur automobile, invité de l’émission. Selon les autonomies annoncées, l’ancienneté de la voiture et les capacités des batteries, un branchement devra être effectué tous les 200 ou 500 km.
Les constructeurs annoncent parfois des autonomies allant jusqu’à 800 km. « Les autonomies calculées et annoncées au public sont réelles, réalistes et les tests se font dans des conditions réelles d’utilisation »
, affirme-t-il. Il s’agit d’une consommation moyenne qui table sur trois types d’utilisation : urbaine, routière et autoroutière. « La voiture électrique, contrairement à la voiture thermique, ce n’est pas sur route qu’elle consomme le moins, c’est en ville »
, ajoute-t-il. Dans certaines régions froides, on déconseille de passer à la voiture électrique car le chauffage pénalise les performances d’autonomie.
Comprendre la batterie d’une voiture électrique
Lors de l’achat d’une voiture électrique d’occasion, des questions sur la batterie peuvent se poser. « L’autonomie d’une voiture électrique est amputée d’un certain pourcentage chaque année »
, explique Jean-Rémy Macchia. Cela peut jouer pour des voitures vraiment âgées. « Une voiture qui a des batteries de 8-10 ans, là, c’est sûr que vous aurez peut-être 35% d’autonomie en moins »
, assure-t-il. Les vieilles voitures électriques d’occasion ne sont pas donc forcément une bonne affaire.
Des économies en cas de recharge chez soi
Au quotidien, une voiture électrique qui est rechargée chez soi représente une solution économique. « Ça fait un kilomètre roulé qui revient 6 à 8 fois moins cher qu’avec une voiture thermique »
, affirme le journaliste automobile. En revanche, des pleins d’électricité sur l’autoroute vont coûter beaucoup plus cher. L’installation d’une borne électrique à domicile coûte au minimum 800 euros. « Ce qui est très économique, c’est de ne pas avoir de borne et de se brancher sur secteur »
, ajoute-t-il. En cas de grosses batteries ou d’autonomie importante, le temps de charge peut être de 46 heures. Pour des voitures avec une petite capacité, une recharge à 70% peut être effectuée dans la nuit avec une prise sur secteur. La voiture électrique est plus économique, mais s’accompagne de contraintes. En cas d’imprévu, « vous ne pouvez pas dire je branche et puis dans trois minutes, je repars »
, note Jean-Rémy Macchia.
Enfin, comme pour les téléphones, les batteries des voitures électriques ne doivent pas atteindre 0% ou 100% pour durer plus longtemps. Dans un premier temps, les automobilistes n’attendent pas d’arriver à 0% de batterie pour charger leur voiture. Les 100% peuvent être atteints sur une borne de recharge très rapide. « Au-delà de 80%, le rythme de recharge se ralentit automatiquement pour ménager votre batterie
« , rappelle le spécialiste.











