La Bourse de Paris a ouvert en recul lundi, gagnée par l’inquiétude face à une nouvelle hausse des prix du pétrole en raison de la situation au Moyen-Orient, où la perspective d’un accord s’éloigne à nouveau.
Vers 09H30 (heure de Paris), l’indice vedette cédait 0,59% à 8.064,63 points. Vendredi, l’indice vedette parisien avait déjà perdu 1,09% à 8.112,57 points.
Les investisseurs font face à des « tensions géopolitiques toujours extrêmement élevées au Moyen-Orient », relève John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Le président américain Donald Trump a fustigé dimanche soir la réponse apportée par l’Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant « totalement inacceptable », sur son réseau Truth Social.
« L’Iran mène en bateau les Etats-Unis et le reste du monde depuis 47 ans », avait-il écrit dans un message précédent. Les Iraniens « se moquent de notre pays qui a désormais retrouvé sa grandeur mais ils ne riront plus très longtemps! ».
Ces messages ont fait douter les investisseurs quant à la probabilité d’un accord qui permettrait de débloquer le stratégique détroit d’Ormuz, où un cinquième du pétrole mondial transite d’ordinaire. Les prix du brut sont donc de nouveau en hausse lundi.
Vers 08H30, le baril de Brent gagnait ainsi 3,37% à 104,70 dollars. Le WTI, son équivalent américain, prenait 3,83% à 99,07 dollars.
En Europe, ces « prix élevés du pétrole brut demeurent un facteur de pression, car le risque inflationniste pourrait également s’accompagner d’un ralentissement de la consommation », selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.
Les taux d’emprunts des Etats européens sur le marché de la dette étaient eux aussi orientés à la hausse, sur fond de regain d’inflation provoquée par la hausse des prix du brut.
Le rendement français à échéance dix ans était à 3,64%, contre 3,62% vendredi soir.
Son équivalent allemand, référence sur le continent, atteignait 3,02%, contre 3,00%.
– Les semi-conducteurs à la fête –
Les deux spécialistes des semi-conducteurs Soitec (+2,13% à 175,00 euros) et STMicroelectronics (+2,73% à 50,36 euros) profitent de l’appétit des marchés pour l’intelligence artificielle (IA), qui a été encore renforcé par les résultats trimestriels des géants de la tech ces derniers jours.
Depuis le début du mois de mai, Soitec a grimpé de 37,69% et STMicroelectronics de 9,44%.
« Nous sommes arrivés au stade où les gros titres sur la guerre au Moyen-Orient ne dérangent plus ceux qui investissent dans l’intelligence artificielle », résume Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.











